Ceux qui viennent d'ailleurs

Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 16:30

Si, depuis un certain temps déjà, vous n'avez plus été farfouiller dans les petites annonces.

Si, d'ailleurs, les quelques dernières fois où vous vous êtes adonnés à cette captivante occupation, le mal que vous avez eu à déchiffrer une annonce sur deux vous a poussé, à force d'efforts, à vous demander si l'annonceur n'avait pas pris un malin plaisir à se rendre aussi illisible que possible.

Si, enfin, vous trouvez que les petites annonces manquent de poésie (si, si, on peut trouver que, même si on n'aime pas la poésie, ce qui est d'ailleurs un grand tort !)...

 

Alors, allez donc faire un tour par là, histoire de voir :

 

                    Coffre de toit

 

               Portant

 

               Fauteuil scandinave

 

               Pouf

 

               Perroquet

 

               Porte-aspirateur

 

               Table de camping

 

               Plateau invisible

 

               Tableau en relief

 

En plus, si vous êtes dans le coin, vous pourriez faire affaire (une bonne affaire, même) avec une personne spirituelle, ce qui pourrait n'être pas dommage !

 

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En dire quelque chose - Ce qu'en disent les autres
Mardi 9 novembre 2010 2 09 /11 /Nov /2010 14:07

Petite-rose.jpg

Une photo de Frédérique Elkamili (à découvrir chez elle)

 

Elle a les yeux d'un petit animal,

          une douceur les illumine

          et l'on ne sait d'où elle vient,

          quel horizon qui lui ressemble.

On la dirait oublieuse du mal,

          mais dans son sourire, on devine

          de quelque souvenir ancien

          une souffrance, une pensée qui tremble.

 

Une inquiétude, un doute repoussé...

          Elle connaît déjà la vie,

          celle de son monde, au loin,

          où pas un jour n'est gagné par avance.

Tant d'autres coeurs y sont déjà passés,

          que le lourd quotidien renie,

          à s'en promettre toujours moins,

          à n'espérer du sort ni de la chance.

 

Elle sourit pourtant, la belle enfant,

          ici, la peur n'est pas de mise,

          la vie est comme un grand combat :

          il faut tenir, à s'en renverser l'âme !

Elle a de ça, au regard, en dedans,

          ce que les raisons interdisent,

          elle en caresse les éclats,

          le rêve en elle, aussi pur que la flamme.

 

 

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En dire quelque chose - Ce qu'en disent les autres
Jeudi 5 août 2010 4 05 /08 /Août /2010 08:18

A découvrir chez Frédérique - étonnante photographe ! - ce visage d'enfant, dont je me permets de donner un aperçu, pour vous faire une idée, et vous donner l'envie d'aller à sa découverte... Visage sur lequel me sont venues quelques rimes...

 

enfant

 

          Qu'as-tu dans les yeux, étranger ?

          Quelle énigme s'ignore

                    qui leur donne l'humeur

                    d'une insatiable quête ?

          Sais-tu qu'il y a du danger

                    à regarder comme on dévore ?

          Et si c'était mon coeur

                    que tu viens prendre dans ma tête ?

          Quel est ton chemin, ton trajet ?

          Quelle envie incolore

                    ou quelle ancienne peur

                    dans ta prunelle inquiète ?

          Que recherches-tu, étranger ?

          Quel est le ciel que tu adores

                    et quels sont tes ailleurs,

                    quel est ton secret et ta bête ?

 

          Qu'as-tu dans les yeux, étranger ?

          Qu'est-ce que tu regardes

                    dans mon visage enfant

                    qui t'émeut, te désarme ?

          Sommes-nous d'un sang partagé

                    que nos mémoires s'y attardent

                    à chercher au dedans

                    de quelle histoire et de quel charme ?

          Quel mendiant es-tu, étranger ?

          Est-il un mur qui se lézarde,

                    ce désir qui nous prend

                    de jeter bas les armes ?

          Sans même s'être interrogés,

                    soudain l'on s'aime par mégarde,

                    toi l'errant, moi l'enfant,

                    mêlant nos rires et nos larmes...

 

 

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En dire quelque chose - Ce qu'en disent les autres
Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 20:25

Coup de coeur pour cette chanson, découverte ce soir, avec un vrai grand plaisir.

 

A dédicacer à tous les bras cassés dans mon genre, juste quand ils surfent dans le creux de la vague, à deux brasses de boire la tasse...

 

 

 

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En dire quelque chose - Ce qu'en disent les autres
Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /Mars /2010 20:27
jean-ferrat-
                    Que dire ? 

                              Tristesse...

                                        Adieu...

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En dire quelque chose - Ce qu'en disent les autres

Présentation

L'écriture

Ce presque rien de l'écriture, ce souffle d'air dans les méandres brumeux de nos âmes. 

 

Rares sont les paroles qui ne puissent être infiniment mieux exprimées par la plume. Et il n'est pas une attention à l'autre plus entière que dans le moment de lui écrire, si ce n'est en celui de lui faire l'amour.

Nous avons encore perdu...

                    de Pablo Neruda

 

 

Nous avons encore perdu le crépuscule

Et nul ne nous a vus ce soir les mains unies

pendant que la nuit bleue descendait sur le monde.

 

J'ai vu de ma fenêtre

la fête du couchant sur les côteaux lointains

 

Parfois, ainsi qu'une médaille

s'allumait un morceau de soleil dans mes mains.

 

Et je me souvenais de toi le coeur serré

triste de la tristesse à moi que tu connais.

 

Où étais-tu alors ?

Et parmi quelles gens ?

Quels mots prononçais-tu ?

Pourquoi peut me venir tout l'amour d'un seul coup,

lorsque je me sens triste et te connais lointaine ?

 

Le livre a chu qu'on prend toujours au crépuscule,

ma cape, chien blessé, à mes pieds a roulé.

 

Tu t'éloignes toujours et toujours dans le soir

vers où la nuit se hâte effaçant les statues.

 

Sagesse amérindienne

                    d' Oriah Mountain Dreamer (un vieil indien

 

 

Je ne m'intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,

Je veux savoir à quoi tu aspires,

Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton coeur.

 

Je ne m'intéresse pas à ton âge.

Je veux savoir si, pour la quête de l'amour et de tes rêves,

Pour l'aventure de te sentir vivre,

Tu prendras le risque d'être considéré comme fou.

 

Je ne m'intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.

Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance,

Si les trahisons vécues t'ont ouvert,

Ou si tu t'es fané et renfermé par crainte de blessures ultérieures.

 

Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne,

Sans t'agiter pour la cacher, l'amoindrir ou la fixer.

 

Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne,

Si tu oses danser, envahi par l'extase jusqu'au bout des doigts et des orteils,

Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.

 

Je ne m'intéresse pas à la véracité de l'histoire que tu racontes.

Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu'un pour rester fidèle à toi-même,

Si tu supportes l'accusation d'une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.

 

Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres,

Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté.

 

Je veux savoir si tu peux vivre avec l'échec, le tien ou le mien,

Et malgré cela rester debout au bord du lac

Et crier : "Oui !" au disque argenté de la lune.

 

Je ne m'intéresse pas à l'endroit où tu vis, ni à la quantité d'argent que tu as.

Je veux savoir si, après une nuit de chagrin et de désespoir,

Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.

 

Je ne m'intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.

Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.

 

Je ne m'intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.

Je veux savoir ce qui te soutient à l'intérieur, lorsque tout le reste s'écroule.

 

Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,

Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides.

 

Le poète...

                    de Tadeusz Rozewicz (Poète polonais)

 

 

Le poète est à la fois celui qui écrit des poèmes

et celui qui n'en écrit pas

 

Le poète est celui qui secoue les chaînes

et celui qui s'en charge

 

Le poète est celui qui croit

et celui qui ne peut croire

 

Le poète est celui qui a menti

et celui à qui on a menti

 

Le poète est celui qui mangeait dans la main

et celui qui a coupé les mains

 

Le poète est celui qui s'en va

et celui qui ne peut s'en aller

   

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