Au ciel grisé des oiseaux noirs,
une aube d'automne s'étire.
Il pleut des morts anciennes
aux fenêtres des vieux manoirs,
où les brumes s'en viennent
poissées d'absence, à les maudire.
Le jour, si morne, jusqu'au soir,
son abîme seul à écrire
en rimes incertaines.
Nous, nos promesses d'au revoir,
leurs silences de peine
qui savaient sans vouloir le dire.
Vivre, survivre, va savoir...
Parfois, les tombes nous attirent,
toutes de néant pleines,
mais nous suffit-il d'en vouloir ?
Ni l'amour, ni la haine,
ni rien de tout ce qu'on désire...
Le ciel est gris, mon beau miroir,
comme d'une humeur à médire,
une nature humaine.
Ce gris d'oubli, de désespoir,
de boue à la fontaine,
comme la feinte d'un sourire.
Ce presque rien de l'écriture, ce souffle d'air dans les méandres brumeux de nos âmes.
Rares sont les paroles qui ne puissent être infiniment mieux exprimées par la plume. Et il n'est pas une attention à l'autre plus entière que dans le moment de lui écrire, si ce n'est en celui de lui faire l'amour.
de Pablo Neruda
Nous avons encore perdu le crépuscule
Et nul ne nous a vus ce soir les mains unies
pendant que la nuit bleue descendait sur le monde.
J'ai vu de ma fenêtre
la fête du couchant sur les côteaux lointains
Parfois, ainsi qu'une médaille
s'allumait un morceau de soleil dans mes mains.
Et je me souvenais de toi le coeur serré
triste de la tristesse à moi que tu connais.
Où étais-tu alors ?
Et parmi quelles gens ?
Quels mots prononçais-tu ?
Pourquoi peut me venir tout l'amour d'un seul coup,
lorsque je me sens triste et te connais lointaine ?
Le livre a chu qu'on prend toujours au crépuscule,
ma cape, chien blessé, à mes pieds a roulé.
Tu t'éloignes toujours et toujours dans le soir
vers où la nuit se hâte effaçant les statues.
d' Oriah Mountain Dreamer (un vieil indien)
Je ne m'intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,
Je veux savoir à quoi tu aspires,
Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton coeur.
Je ne m'intéresse pas à ton âge.
Je veux savoir si, pour la quête de l'amour et de tes rêves,
Pour l'aventure de te sentir vivre,
Tu prendras le risque d'être considéré comme fou.
Je ne m'intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.
Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance,
Si les trahisons vécues t'ont ouvert,
Ou si tu t'es fané et renfermé par crainte de blessures ultérieures.
Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne,
Sans t'agiter pour la cacher, l'amoindrir ou la fixer.
Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne,
Si tu oses danser, envahi par l'extase jusqu'au bout des doigts et des orteils,
Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.
Je ne m'intéresse pas à la véracité de l'histoire que tu racontes.
Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu'un pour rester fidèle à toi-même,
Si tu supportes l'accusation d'une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.
Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres,
Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté.
Je veux savoir si tu peux vivre avec l'échec, le tien ou le mien,
Et malgré cela rester debout au bord du lac
Et crier : "Oui !" au disque argenté de la lune.
Je ne m'intéresse pas à l'endroit où tu vis, ni à la quantité d'argent que tu as.
Je veux savoir si, après une nuit de chagrin et de désespoir,
Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.
Je ne m'intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.
Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.
Je ne m'intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.
Je veux savoir ce qui te soutient à l'intérieur, lorsque tout le reste s'écroule.
Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,
Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides.
de Tadeusz Rozewicz (Poète polonais)
Le poète est à la fois celui qui écrit des poèmes
et celui qui n'en écrit pas
Le poète est celui qui secoue les chaînes
et celui qui s'en charge
Le poète est celui qui croit
et celui qui ne peut croire
Le poète est celui qui a menti
et celui à qui on a menti
Le poète est celui qui mangeait dans la main
et celui qui a coupé les mains
Le poète est celui qui s'en va
et celui qui ne peut s'en aller
ça fait écho :)
si on l'avait on ne le voudrait pas,
mais ... c'est sans doute de l'avoir connu ...
Les tombes ... "toutes de néant pleines", j'aurais voulu le trouver.
Y a une clarté dans ce texte sombre, j'aime comme vous y allez, cette puissance là, mmmmh !
Ce que vous dites me rappelle cette fable de La Fontaine où un pauvre homme appelle la mort de ses voeux, et quand enfin elle arrive... Ce n'est en effet qu'un désir relatif, qui perd beaucoup de son attrait quand la faucheuse approche.
Merci pour les compliments !
Il y a comme une ambiance de fin d'automne.
De la brume dans l'âme mais une force qui nous maintient en vie.
La fin inéluctable doit-elle rendre plus précieuse notre vie ?
Il suffit parfois d'un rayon de soleil perçant les nuages. Il suffit parfois d'un chant d'oiseau, d'une odeur de mousse...
Et tout trouve un sens.
Tendresse.
C'est sur l'ambiance d'automne que je l'ai écrit, sur une semaine entière de grisaille et de pluie, qui finissait par me peser. La fin rend nos vies plus précieuses, surtout quand on l'effleure, en soi ou en nos proches, je crois.
Bon dimanche, Pakita !
Comme il arrive parfois, le poème n'est d'abord parti que de ces mots. Quelquefois, ce premier vers qui inspire le reste ne tient pas, disparaît en cours de route. D'autres fois, il s'impose de lui-même, comme celui-ci, inspiré d'un ciel lourd et sombre où volaient quelques oiseaux...
Ce sont des moments de culture,de détente et d'évasion.
Merci de continuer.
La culture, je ne sais pas : la mienne est assez modeste, mais je suis heureux qu'une première visite puisse laisser une si bonne impression. Merci à vous, Renaud !
Je ressens curieusement une atmosphère à la fois pesante et légère, un entre deux, un peu comme l'automne finalement, qui enrichit la nature d'une palette de couleurs flamboyantes, et qui, dans le même temps, la dépouille.
C'est un peu de tout ça en effet, Gavarnie, la part sombre de l'automne, dont les longues pluies n'empêchent pas le charme des autres jours, comme nous en avons depuis avant-hier, enfin, où l'on redécouvre les paysages rougis, jamais si beau que sous les derniers ensoleillements de la saison...
sans me laisser grisé par les mots ni mettre en grisé une seule mention, je me dis que le gris est cet entre deux immense qui n'oblige pas à choisir entre le blanc et le noir, loin de tout manichéisme, c'est cette gamme si large et toute en nuance, qui peut paraître trop ou pas assez, mais voilà je me laisse gagner par les mots.
Enfin si c'est nostalgique voire même mélancolique c'est aussi entre ombre et lumière , entre réflexion et action un moment, un passage "in the moood, for love" qui peut s'appesantir mais nous fait sentir loin des excès triomphants ou des trèfonds assombris tout le potentiel d'espoir qui ne demande qu'à se manifester.
Un entre-deux, oui, que souligne d'ailleurs la saison : hier pluvieuse et froide, aujourd'hui lumineuse de soleil, et si douce qu'on range la petite laine et les vestes doublées. Mais que les journées sont longues quand la pluie ne cesse de tomber une semaine durant ! Une journée de pluie ne me dérange pas, j'en supporte même deux ou trois, mais huit jours de flotte et de vent, voilà de quoi me détraquer quelque peu le moral ! Je ne suis plus l'oiseau de nuit que je fus autrefois : il me faut mon comptant de soleil pour vivre !
Bon dimanche à toi, Thierry !
Hier très beau temps chez moi, petite balade en campagne, quelques jolies photos de montagne au-dessus de la rousseur de la plaine. :)
Bonne soirée Bifane :)
Nous avions beau temps aussi, hier, un soleil qui faisait plaisir, et le même temps la veille. Aujourd'hui, la pluie est de retour, mais le moral a repris quelques watts ! Il faut dire que nous avons passé une excellente soirée hier, en compagnie d'un couple dont nous avons un peu mieux fait la connaissance, après une première rencontre dans une fête de quartier, cet été... C'est drôle, j'appréhendais assez cette soirée, me demandant ce que ça allait donner, et j'en ai été enchanté. Même la grande fatigue dans laquelle je me traîne depuis ce matin fait plaisir : c'est d'avoir prolongé la soirée assez tard, ce qui, en l'occurrence, était bon signe.
Des fois, j'aimerais bien que les visiteurs de Pisteur habite dans les parages, pour les rencontrer et passer une soirée au coin du feu, ou l'été au jardin... Un de ces jours, on arrivera peut-être à se croiser ? Je t'envoie des bises, Désirée, en te souhaitant à toi aussi un bon dimanche !
C'est être plus vivant, au moins ! Mais tes couleurs aussi peuvent être emportées, quelles qu'elles soient, et si tu peux les débarasser de la colère, m'est avis que tu n'y auras rien perdu, au contraire !
Bien amicalement à toi
Et puis ce ciel gris, comme un beau miroir. Je suis très sensible à cette comparaison, car je me suis mise à aimer le ciel d'ici... "Bas et lourd" comme un "couvercle", disait ce dandy de Charles. Mais il peut y avoir tant de douceur à la mélancolie. J'espère que ce n'est pas un signe de l'âge !!
Je t'embrasse, Pisteur de gris et d'autres couleurs.
La douceur de la mélancolie, pour autant qu'elle ne soit pas la reine de nos humeurs... Elle traduit de ces choses que nous portons au fond de nous, qui n'ont pas d'autre chemin, elle rappelle à la fois qui nous fûmes et qui nous devenons, et pourquoi, et par quelles passes sombres et quelles lumières d'un temps. Il n'y a rien à en renier, non plus qu'à en sacraliser, de cette part de nous qui s'exprime dans une douleur familière, et dont nous savons d'où elle vient... C'est sans doute un signe de l'âge, oui, mais il n'est pas nécessaire d'être un vieux barbon pour le connaître. Et c'est un signe qui a sa valeur, qui plus est, une grande valeur, je crois...
Mes bises, Sophie, amicalement à toi.
Ce que tu veux rejoint très certainement la réalité : le sourire feint dissimule une souffrance, mais le seul fait d'être lui confère en même temps le courage et la volonté. En demie-teinte, encore et encore, notre teinte la plus naturelle, je crois...
Comme il te parle sur le moment, Cagire, et ce sera peut-être tout autrement une prochaine fois.
Merci de me laisser ton ressenti, qui n'ajoute peut-être rien, ce dont je dirais que rien n'est moins sûr que ce qu'on croit laisser aux autres, mais qui est le tien, et qui me fait toujours plaisir.
ce léger brouillard comme un filtre sur une photogra^phie
enfin j'ai trouvé votre blog. Merci de vos visites
Les alexandrins, de mon avis tout personnel, appartiennent à une autre époque. Je les lis avec plaisir sous les plumes de Hugo, de Baudelaire, de Lamartine, Musset, que sais-je encore... Mais je leur trouve des airs trop poussiéreux quand je les retrouve sous des plumes d'aujourd'hui. L'alternance de rythme est quelque chose que je recherche très volontairement, avec l'ambition de conserver la musicalité de la poésie, et en usant de rimes diversement rapportées, quelquefois de façon plus anarchique, quoique l'anarchie ne soit jamais qu'une apparence... C'est ma manière de rechercher une nouvelle façon d'écrire en poésie, et je m'y suis attaché... Merci de me dire que vous l'appréciez, j'en suis flatté !
A bientôt, Adeline !
Là-haut ou ailleurs, mais le ciel est un si bel et si grand ailleurs... C'est joliment dit, Lutin, merci !
cela fait résonance en moi avec
Écoutez la chanson bien douce
de Verlaine chantez par ferré
http://www.youtube.com/watch?v=ay0oNlwt3Q0&feature=&p=1F74B0BF5C144F15&index=0&playnext=1
Qu'il chante ses propres mots ou ceux des autres, il y a toujours chez le grand Léo ce génie des justes, de ceux qui se cherchent et ne se contentent jamais de ce qu'ils trouvent. L'un des trois, à jamais... Merci Estourelle pour cette petite évasion en musique...
Les saisons ont cet avantage sur les hommes qu’elles renaissent encore et encore.
Dans ton miroir de ciel gris, tant qu’une flamme éclaire tes yeux, tu pourras t’attendre à la renaissance d’un sourire.
Il y a comme un vent sombre dans ces lignes si belles, mais le gris comme les autres couleurs peut avoir aussi des nuances mordorées
C'est une saison que j'aime beaucoup, l'automne, pour les couleurs incroyables qu'elle offre. Mais au bout d'une semaine entière de pluies et de grisaille, j'avoue que l'ambiance m'en pèse parfois. Il faut dire que ces paysages hauts en couleurs ne sont jamais si beaux que sous les derniers feux du soleil...
Reste que le gris possède bien son charme, oui, même dans la tristesse qu'il inspire, pour ce qu'elle contient d'inoubliable aussi...
Merci de tes mots, Saravati.
aux fenêtres des vieux manoirs"
Le pouvoir des mots est-il aussi puissant pour m'évoquer venues du fond des âges, depuis la nuit des temps, des bribes de vies vécues par mes aieux et dont je me souviens ?
Je suis flatté que ce soit le pouvoir de mes mots, Balladine ! Peut-être est-ce parce qu'ils viennent toujours d'un souvenir eux-mêmes, d'un sentiment ancien ou d'une humeur qui, si elle est du jour, ne m'en est pas moins connue de longtemps...
Merci de ta visite !
NON! Où alors c'est du notre.
Devant la tombe, je viens, je me ressource. Je remplis mes mains de mémoire. Cela me nourrit.
Il savait lui.
Arthi
ps: désolée si c'est un peu perso...
Ne t'en exxcuse pas, Arthi' : j'ai toujours pensé que, plus on met de soi dans une lecture, et plus ce qu'on lit est justement réussi. Pour les tombes, tu sais, j'éprouve une réelle attirance pour elles, mais n'en ai pas une où repose un des miens, si ce n'est une petite tombe sauvage dans mon jardin, où j'ai mis une précieuse compagne à quatre pattes, et qui me la rappelle et me l'évoque chaque fois que je passe devant. Pourtant, si je comprends ce que tu ressens, puisque c'est un sentiment que j'éprouve moi-même, je n'en ai pas moins chaque fois cette pensée que ce n'est plus elle, là-dessous, et que nos êtres éteints, ce qu'ils furent, ce que nous avons tant aimé en eux et qui nous manque si cruellement, n'est pas sous le marbre des tombes. Nous y posons notre souvenir d'eux, nous y venons l'évoquer, sans doute, mais l'endroit n'en témoigne pas moins de leur absence, et du silence d'après eux. Cela dit, chaque fois que je songe à "mes morts", je regrette de n'avoir pas un lieu où me recueillir quelquefois, même si c'est loin, même si ce ne serait pas souvent, mais juste pour poser une pensée d'eux sur un lieu. Alors, j'évoque tous ceux où ils sont venus, où je les ai vus vivre, et j'essaie d'en trouver un où ils aimèrent vivre...
Le néant de la tombe, tu le cernes peut-être fort bien finalement : c'est le nôtre, en effet, celui-là même que nous ressentons quand nous nous retrouvons sur terre sans eux, avec tout ce chemin à faire sans plus aucune trace d'eux à y revoir qu'en nos mémoires.
Merci de ta lecture, Arthi, personnelle peut-être, pertinente encore plus.
En fait je ne trouve pas les cimetières tristes: ils sont des lieux de rendez-vous, des lieux où on honore, les lieux de la poursuite d'un Amour par delà le temps et l'espace. Des lieux de victoire contre la mort.
J'ai à ce sujet le merveilleux souvenir de la fête de la Toussaint à Tahiti où les familles se retrouvent sur les tombes qu'elles recouvrent des fleurs les plus exubérantes qu'on trouve là-bas, y dînent ensemble assis à même la pierre tombale, chantent et jouent du hukulele en honneur des défunts, avec le Pacifique comme lumière d'horizon.
En France la mort est un tabou : on en parle pas, on l'occulte. On va juste une fois dans l'année faire semblant de prier sur la tombe des gens auxquels on ne pense jamais. La mort ne fait pas partie de la vie. Elle est une fin. Notre fin.
Et pourtant, par delà le corps, combien l'Autre nous appelle...
Combien il nous appelle, et combien nous l'appelons nous-mêmes, pour peu que ce pauvre tabou dont tu parles ne nous touche pas. N'étant pas très porté sur les traditions, celle des morts ne me touche pas plus qu'une autre. Ce jour-là ne m'amène pas davantage à penser à "mes morts" qu'un autre jour. J'y pense trop souvent pour qu'un seul jour y suffise. Ce sont des choses de la vie qui me les évoque, quelquefois douloureusement, dans ce vide qu'ils ont laissé après eux, avec en même temps ce revers heureux dans notre chagrin, de les avoir connus, et qu'ils nous manquent à mesure de l'amour que nous avions pour eux et que nous en avons reçu...
Les cimetières me parlent d'autre chose que de "mes morts", puisque je ne les y trouve pas. Mais ce sont des endroits où je me suis souvent promené avec plaisir. Ils possèdent une humeur apaisante et profonde, rassurante, à tel point que, tout gamin, à la faveur des fugues, j'allais souvent dormir entre deux tombes, où j'étais sûr que personne ne viendrait me chercher. Aujourd'hui, outre ce souvenir qui m'y revient souvent, et auquel je continue de rendre un espiègle sourire, j'y songe à ce que nous sommes, au peu que nous faisons là, et qui pourtant compte si fort à nos coeurs, et parfois nous ronge si bien d'orgueil. C'est un étrange recul qu'on trouve là, un peu de ces poussières de néant dont je parlais, où les êtres les plus égocentriques rejoignent dans l'oubli les plus humbles, où les plus sages dorment auprès des plus fous, et où la mémoire, un demi-siècle plus loin, a presque oublié jusqu'au dernier d'entre eux...
La mort fait partie de la vie, oui, elle en est un enseignement essentiel, sans lequel notre raison d'être n'est pas grand chose.
C'est mélancolique ... j'aime
C'est beau ... j'aime le rythme, la mélodie
oui, c'est beau ... j'aime
Merci Maria-D. C'est très aimable à toi, et j'en suis flatté.
bises poète
Se chercher des raisons d'espérer relèverait de l'égoïsme ? Mazette ! Mais tu te fais une bien étrange idée de l'égoïsme, je crois. Il me semble, moi, que tout ce qui se rattache à l'espoir comporte en soi un élan généreux. Et que cet espoir ne regarde que nous, à mon sens, n'y change rien. Quand nous sommes au fond du fond, la gueule dans la boue, serait-ce un élan vers l'autre ? Ou bien est-ce que ça lui serait profitable ?
Et puis, j'aime bien cette idée, moi, de je ne sais plus qui ni où, selon laquelle "c'est la nuit qu'il est le plus beau de croire en la lumière". Si fait ! Les mirettes dans le soleil, c'est tellement évident et facile. Mais la nuit...
Bises !
Ah tiens ! Gandalf ! Il y avait un moment que je n'avais pas pensé à lui. Gandalf le gris. Qui devient Gandalf le blanc ! Faut que je me repasse la trilogie, tiens, ou que je me décide un de ces quatre à lire l'original. Bizarre quand même : voilà des années que j'ai ces trois volumes de Tolkien sur mes étagères, et je ne les ai jamais lus. Pourtant, et ça rend cette retenue plus inexplicable encore, j'ai adoré l'adaptation ciné.