Ce presque rien de l'écriture, ce souffle d'air dans les méandres brumeux de nos âmes.
Rares sont les paroles qui ne puissent être infiniment mieux exprimées par la plume. Et il n'est pas une attention à l'autre plus entière que dans le moment de lui écrire, si ce n'est en celui de lui faire l'amour.
de Pablo Neruda
Nous avons encore perdu le crépuscule
Et nul ne nous a vus ce soir les mains unies
pendant que la nuit bleue descendait sur le monde.
J'ai vu de ma fenêtre
la fête du couchant sur les côteaux lointains
Parfois, ainsi qu'une médaille
s'allumait un morceau de soleil dans mes mains.
Et je me souvenais de toi le coeur serré
triste de la tristesse à moi que tu connais.
Où étais-tu alors ?
Et parmi quelles gens ?
Quels mots prononçais-tu ?
Pourquoi peut me venir tout l'amour d'un seul coup,
lorsque je me sens triste et te connais lointaine ?
Le livre a chu qu'on prend toujours au crépuscule,
ma cape, chien blessé, à mes pieds a roulé.
Tu t'éloignes toujours et toujours dans le soir
vers où la nuit se hâte effaçant les statues.
d' Oriah Mountain Dreamer (un vieil indien)
Je ne m'intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,
Je veux savoir à quoi tu aspires,
Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton coeur.
Je ne m'intéresse pas à ton âge.
Je veux savoir si, pour la quête de l'amour et de tes rêves,
Pour l'aventure de te sentir vivre,
Tu prendras le risque d'être considéré comme fou.
Je ne m'intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.
Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance,
Si les trahisons vécues t'ont ouvert,
Ou si tu t'es fané et renfermé par crainte de blessures ultérieures.
Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne,
Sans t'agiter pour la cacher, l'amoindrir ou la fixer.
Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne,
Si tu oses danser, envahi par l'extase jusqu'au bout des doigts et des orteils,
Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.
Je ne m'intéresse pas à la véracité de l'histoire que tu racontes.
Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu'un pour rester fidèle à toi-même,
Si tu supportes l'accusation d'une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.
Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres,
Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté.
Je veux savoir si tu peux vivre avec l'échec, le tien ou le mien,
Et malgré cela rester debout au bord du lac
Et crier : "Oui !" au disque argenté de la lune.
Je ne m'intéresse pas à l'endroit où tu vis, ni à la quantité d'argent que tu as.
Je veux savoir si, après une nuit de chagrin et de désespoir,
Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.
Je ne m'intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.
Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.
Je ne m'intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.
Je veux savoir ce qui te soutient à l'intérieur, lorsque tout le reste s'écroule.
Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,
Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides.
de Tadeusz Rozewicz (Poète polonais)
Le poète est à la fois celui qui écrit des poèmes
et celui qui n'en écrit pas
Le poète est celui qui secoue les chaînes
et celui qui s'en charge
Le poète est celui qui croit
et celui qui ne peut croire
Le poète est celui qui a menti
et celui à qui on a menti
Le poète est celui qui mangeait dans la main
et celui qui a coupé les mains
Le poète est celui qui s'en va
et celui qui ne peut s'en aller
HEUREUSE...TRÈS HEUREUSE !
BISOUS
Tu sais quoi ? C'est marrant comme ça fait plaisir... de faire plaisir ! ;o)
bises d'amitiés
En réalité, plutôt mieux que mal. Avec des espoirs de beaucoup mieux encore, histoire d'avoir de quoi, sur la longueur !
Mes bises aussi, Saadou.
T'embrasse
Je me demande si le tien ne m'a pas un peu inspiré ?
Bises
Je t'embrasse fort !!!
Oui, enfin... t'as vu : pour les couleurs, c'est pas encore ça...
Quand j'aurai un peu de temps, je referai les tapisseries ! ;o)
De grosses bises à toi, Bluebird.
Te dire que je suis heureuse de pourvoir te lire à nouveau est bateau, certes ! mais tellement vrai que y'a pas... faut que j'le dise !
donc :
"Je suis heureuse de pouvoir te lire à nouveau !"
Oh ? Y'en a pas ? C'est que ça doit faire très sérieux, comme moi, avec de la gravité tout plein, pour pas qu'on croive...
Heureux que tu sois heureuse, c'est bateau aussi, mais on s'en fout : j'aime bien les bateaux !
Bonheur...
Arthi
Si je commence par te ravir, sans doute que je n'ai pas si mal choisi mes couleurs !
A bientôt, Arthi !
Le partage, oui... Celui-là me manquait un peu, j'avoue...
Oui, minimaliste... très ! Comme le temps que j'ai passé dessus, faut dire... Je me sentais pas bien l'âme du décorateur pour le coup, mais ça va venir...
Qu'elles soient noires...bleues...grises...ou arc en ciel... ne sont elles pas toujours belles lorsqu'elles ont la sincérité d'une âme à lire...
Avec plaisir je viendrai voyager sur leurs couleurs...
Amitiés
La sincérité de l'âme ? Tu me jetterais pas quelques fleurs, là ? :o))
Au plaisir de nous retrouver, donc ! Amicalement à toi.
On n'a pas de bol : ç'aurait pu être un bleu-vert, ou un bleu-gris, même un bleu-de-travail encore, on aurait dit que ça faisait courageux, alors qu'un bleu-bleu, c'est sûr, c'est bleu... C'est un combleu !
T'es plus en location, tu es proprio alors? Et là je ne peux pas t'aider parce que je ne sais pas comment ça marche les .com. Mais si tu as besoin de bannière etc...
Et puis si rouvrir mes portes a pu t'inciter à reconstruire ta maison virtuelle, j'en suis ravie. Parce que de fait, je marchais sur trois pattes depuis que tu étais parti, y avait comme un trou dans la toile et la tristesse perlait un peu par-là...j'avoue. Alors oui, même fantomatique, j'ai vraiment du plaisir à te "re-voir". :)
Ouais ! Proprio, tu peux virer la pub, c'est le p'tit plus ! J'supporte pas la pub, moué...
Bannière ? Va falloir un de ces quatre que j'y songe... J'avais noté quelque part des codes aussi pour faire les fonds, mettre des photos à la place, et tout et tout. Mais 'videmment, j'ai tout jeté... Enfin, si j'ai trouvé une fois, je devrais pouvoir recommencer...
Tu marchais sur trois pattes toi ? Hé, rigole pas : on n'a pas encore l'âge hein ! C'est pour bien plus tard, ça, quand qu'on aura les genoux qui se taperont dessus l'un l'autre ! La troisième patte... Celle-là, le jour où j'en aurai besoin, je sens que je vais pas aimer, déjà je le vois d'ici, c'est sûr...
Ah ? Mézou ?
Tu sais quoi ? Aujourd'hui, que j'étais dans une salle d'attente avec rien d'intéressant à lire, j'ai sorti mon carnet, et paf ! (oui, paf...), j'ai fait un p'tit poème. Y'avait un bail que ça m'avait plus pris comme ça, sans prévenir. J'étais content. Bon, depuis, j'avoue que j'ai pas osé le relire, des fois qu'il serait vraiment trop miteux, je serais déçu...
Quant à ce qu'elle dit notre cop' Désirée, ben j'suis d'accord aussi. Y'avait comme une place, là, libre et silencieuse, et triste... et toc ! magie ! tu arrives et déjà toute cette tristesse s'envole !
Comment ça ? on te fout un poids alors que t'as même pas accroché les rideaux ?! pfff...
Ah pis attends ! J'suis un peu tenté par le noir aussi. Beaucoup de noir avec des p'tites touches de bleu, de-ci de-là. Alors te précipite pas... Si ça se trouve, demain, j'aurai des envies de rose ! Bon, pour dire le vrai, c'est quand même pas gagné...
Sinon, les vides, bin faut laisser le temps que ça se comble. Y'a des irremplaçables plein les cimetières, tu sais bien. C'est juste que je suis pas parti assez longtemps, en fait. Quelques mois encore et on en causait plus ! hop !
De quoi de quoi ? J'ai pas le droit de dire des vilenies sur moi ? Allez... Y'a eu tellement de fois où j'ai eu cette impression d'être personne, ou transparent tu vois, que j'aurais pas été là que ç'aurait été tout à fait pareil. Et c'était pas de la parano, je te prie de croire... Au moins, j'ai appris à pas compter pour les autres, à me faire tout plat dans la page tournée.
Mais ça m'empêche pas de prendre plaisir à ce que vous me dites toutes les deux, Désirée et toi. Tu penses bien...
tu manquais Bifane, tu manquais!
Ah bon ? toi aussi ? Bin ça... Sans rire, je suis passé trois ou quatre fois sur ton billet qui parlait de notre amie Désirée. Et qui disait quequ' chose de moi aussi, en passant. Et comme je disais à Désirée hier, le rideau blanc sur son blog, c'était peut-être pas étranger à mon envie de repousser le vide, son retour en suivant, ton message en arrière-plan, ça a dû me donner l'envie qui manquait...
Le bleu ne me gêne pas, qu’importe le verre de la page pourvu qu’on ait l’ivresse des mots !
J'aimerais bien avoir toujours un pareil tempérament, tiens. Pour te dire, j'ai même pas vu que j'avais procédé par étapes, comme ça, vers le bonifiant, le vivant, avec un p'tit air de combat derrière. C'est plaisant de me lire à travers tes yeux, finalement !
Et à part ça, le bleu me gène pas non plus. C'est le mot : me gène pas. J'ai rien trouvé qui m'éclate vraiment, j'ai pris du moins pire, en attendant.
Non pas de fleurs, pas trop mon genre d'en jeter. Juste que je trouve que tu écris sans artifice, d'où sincérité de l'âme.
T'en fais pas, Alline, c'était histoire de taquiner. je m'en voudrais de mettre sérieusement en doute ta sincérité. Tes photos me racontent autre chose, humainement, qui ne joue pas de faux-semblants... Dommage, d'ailleurs, que tu fermes. Mais bon, c'est pas moi qui vais te faire des remontrances, évidemment...
Oui, sans doute plus que "A la lune". Je me suis fait la réflexion que j'avais repiqué ça d'un forum, d'ailleurs. Bon, c'était moi qui l'avais pondu, mais c'était déjà placé, déjà usé, et pas d'un bon endroit qui plus est. L'était vraiment mal né, ce deuxième blog, ça m'étonne pas, finalement, qu'il ait pas fait de vieux os...
Retour aux origines, donc, à pister des nuages. Content que tu viennes les pister aussi, Cagire, merci à toi...
L'albatros ? Comme c'est gentil, Vieux Marmot... Me manque peut-être les grandes ailes, pour moi : j'y vais plutôt... à pas de loup... C'est plus mon style, dirons-nous.
Mais je vais semer, oui, au moins essayer. Me manque encore du temps, tellement de trucs à faire à côté. Mais faut que je me ménage des plages de liberté, un peu, pour respirer...
Merci de ta visite, Amigo, à bientôt !
Merci chère toubibette ! C'est pas le printemps, non, mais les couleurs reviennent déjà, toutes belles et pimpantes. Enfin bon, je parle d'autre chose. Mais tout est lié...
A bientôt !
On pense avoir définitivement enterré cette envie d'écrire, jusqu'à ce qu'un jour, lorsque l'on s'y attend le moins, elle revient en puissance, comme avant, puis on la retrouve, sans surprise et comme si de rien n'était, tandis qu'elle pouvait être totalement oubliée l'instant d'avant.
Mes salutations à la fine fleur de la poésie contemporaine. 'plaisir de te relire, Bifane.
Salut à toi Enea !
Je n'ai jamais trop abandonné en fait. Ceci est mon troisième blog. J'ignore si tu as connu les précédents. De temps en temps, ça me prend : cette envie de vider l'ancien pour repartir sur autre chose. Mais l'envie d'écrire, elle, me lâche rarement très longtemps. Là, les événements me l'avaient un peu enlevé par la force des choses : trop de choses à faire et à régler à côté, plus assez de temps ni de calme. Mais tout ça rentre doucement dans l'ordre, et le loisir de se faire plaisir revient en même temps...
Et toi ? Que deviens-tu ? N'as-tu pas créé un petit endroit pour toi quelque part ?
Ca y est, on s'en va quelques mois changer de vie, et paf, on retrouve plus personne.
Bande de zigottos migrateurs !
À plus ;-)
S'il faut ou pas, je n'en sais rien... ça vaut le coup ?
J'espère que ta vie changée est meilleure que la précédente ! ;o)
Merci pour les superbes mots que tu viens de laisser sous l'une de mes photos.
Du tout du fond de mon coeur : Merci !
A très bientôt.. et merci à ta très vieille envie d'écrire qui nous permet de te lire de nouveau.
Je reviendrais plus tard. Le travail m'appelle !
Je passais par là, j'ai vu ton bateau sur la grève, ça m'a parlé... J'aime bien m'inspirer de tes photos pour écrire, de temps en temps...
A bientôt Annick !