Les vallons seuls me voient y revenir,
là, penché sur nos traces :
les miennes autour de mes pas,
les tiennes qui s'effacent...
Lanciner les saisons du souvenir,
de lointains étrangers qui passent,
et cette absence dans nos bras...
Où devions-nous aller ? Le train s'en va,
nos regrets s'y enlacent...
Que d'heures emportées à retenir,
de souvenance lasse,
aux mots bercés d'oubli, qu'on ne dit pas.
Nos regards à la place,
à nous aimer comme à nous fuir...
Les jours aux jours ne cessent de courir,
nos yeux n'ont qu'un espace
épuisé de regards, là-bas...
Ces feuilles qu'on ramasse
en lisière d'automne, à se mourir,
puis que l'hiver embrasse
en souffles embués de froid.
Ce presque rien de l'écriture, ce souffle d'air dans les méandres brumeux de nos âmes.
Rares sont les paroles qui ne puissent être infiniment mieux exprimées par la plume. Et il n'est pas une attention à l'autre plus entière que dans le moment de lui écrire, si ce n'est en celui de lui faire l'amour.
de Pablo Neruda
Nous avons encore perdu le crépuscule
Et nul ne nous a vus ce soir les mains unies
pendant que la nuit bleue descendait sur le monde.
J'ai vu de ma fenêtre
la fête du couchant sur les côteaux lointains
Parfois, ainsi qu'une médaille
s'allumait un morceau de soleil dans mes mains.
Et je me souvenais de toi le coeur serré
triste de la tristesse à moi que tu connais.
Où étais-tu alors ?
Et parmi quelles gens ?
Quels mots prononçais-tu ?
Pourquoi peut me venir tout l'amour d'un seul coup,
lorsque je me sens triste et te connais lointaine ?
Le livre a chu qu'on prend toujours au crépuscule,
ma cape, chien blessé, à mes pieds a roulé.
Tu t'éloignes toujours et toujours dans le soir
vers où la nuit se hâte effaçant les statues.
d' Oriah Mountain Dreamer (un vieil indien)
Je ne m'intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,
Je veux savoir à quoi tu aspires,
Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton coeur.
Je ne m'intéresse pas à ton âge.
Je veux savoir si, pour la quête de l'amour et de tes rêves,
Pour l'aventure de te sentir vivre,
Tu prendras le risque d'être considéré comme fou.
Je ne m'intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.
Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance,
Si les trahisons vécues t'ont ouvert,
Ou si tu t'es fané et renfermé par crainte de blessures ultérieures.
Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne,
Sans t'agiter pour la cacher, l'amoindrir ou la fixer.
Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne,
Si tu oses danser, envahi par l'extase jusqu'au bout des doigts et des orteils,
Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.
Je ne m'intéresse pas à la véracité de l'histoire que tu racontes.
Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu'un pour rester fidèle à toi-même,
Si tu supportes l'accusation d'une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.
Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres,
Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté.
Je veux savoir si tu peux vivre avec l'échec, le tien ou le mien,
Et malgré cela rester debout au bord du lac
Et crier : "Oui !" au disque argenté de la lune.
Je ne m'intéresse pas à l'endroit où tu vis, ni à la quantité d'argent que tu as.
Je veux savoir si, après une nuit de chagrin et de désespoir,
Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.
Je ne m'intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.
Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.
Je ne m'intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.
Je veux savoir ce qui te soutient à l'intérieur, lorsque tout le reste s'écroule.
Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,
Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides.
de Tadeusz Rozewicz (Poète polonais)
Le poète est à la fois celui qui écrit des poèmes
et celui qui n'en écrit pas
Le poète est celui qui secoue les chaînes
et celui qui s'en charge
Le poète est celui qui croit
et celui qui ne peut croire
Le poète est celui qui a menti
et celui à qui on a menti
Le poète est celui qui mangeait dans la main
et celui qui a coupé les mains
Le poète est celui qui s'en va
et celui qui ne peut s'en aller
C'est drôle que que tu soulignes justement ce passage. Je me gardais ce poème sous le coude depuis quelques jours, et il y avait un passage qui ne me plaisait pas, trop fade, trop commun, là, justement là. Et ce matin, m'est venue cette tournure : "les jours au jours...", qui a fignolé le vers et puis l'ensemble suffisamment pour me donner envie de le publier.
car ils t'appartiennent mais j'ai toujours trouvé chez les montagnards cette lecture silencieuse des signes et ce recoupement d'indices qui mettent sur la piste , les trappeurs, ces traqueurs n'en sont pas à leurs débuts.
Je ne suis montagnard que d'adoption, Thierry, mais il est vrai qu'à ma première rencontre avec les Pyrénées, l'envie m'est venue de suite d'y vivre. Une envie comme un rêve... que j'ai réalisé une dizaine d'années plus tard.
" nos yeux n'ont qu'un espace
épuisé de regards "
et de nos regards parfois naissent des poèmes ... doucement
Sans doute que nos regards n'y suffisent pas, quelque monde qu'ils portent, quelque fenêtre qu'ils soient.
Oui, parce qu'on ne retient pas vraiment ce qu'on voudrait retenir. Parce qu'on laisse s'échapper des essentiels, même à les connaître et les reconnaître. Parce que c'est plus simple à dire qu'à vivre, qu'à faire, qu'à réussir. Peut-être aussi parce qu'on est quand même assez mal foutu de ce qu'on est à ce qu'on rêve.
Bises amicales, poète des nuages.
Je ne pense pas qu'il soit juste de le voir ainsi, Sophie. J'ai été très marqué par une réflexion de Socrate sur l'injustice, un de ses discours lumineux, qui finissait par l'irréfutable démonstration qu'il valait mieux subir l'injustice que la donner. Et de même, si je conviens sans réserve qu'on puisse être vampirisé à avoir trop le coeur à se donner, je n'y vois pourtant pas de perte dans l'âme : celui qui donne restera toujours infiniment plus riche que celui qui prend, quand bien même ce dernier prend sans mesure et dépouille l'autre jusqu'à le "massacrer".
Finalement, même à avoir subi ce "massacre" plusieurs fois, si l'on en ressort forcément blessé, mal en point, il n'en reste pas moins que, dans la mesure où l'on a donné sincèrement, sans y mettre quelque esprit mercantile que ce soit, on en ressort tout de même l'âme nette. On s'est trompé, soit. On aurait pu ne pas se tromper. Et en attendant d'arriver à celle ou celui qui vaudra bien ce qu'on a à donner, si l'on est capable de donner toujours autant, de se livrer avec toujours la même sincérité, quand bien même elle se teinterait de quelque peur, on ne va pas au suicide, on ne prête pas le flanc aux traits ennemis. On espère simplement qu'un jour, quelqu'un, quelque part... Et ce jour, quand il vient, ne nous dit-il pas que nous avions raison ?
Mes bises à toi aussi, Sophie. Et merci de ta visite !
Les traces de l'intérieur, oui, Lutin, que ni le temps qui passe, ni le temps qu'il fait n'effacent. Ces traces que nous portons pour notre temps, et qui en font par là des traces éternelles, indélébiles, puisqu'une vie entière ne peut les effacer. Qu'importe que l'oubli passe après nous ; à chaque temps sa mémoire, à chaque vie ses amours, à chaque âme ses lumières, puis son ombre. J'aime que ces traces nous suivent, nous accompagnent, même longtemps après que la pluie les a lavées, que les ans les ont soufflées, qu'elles restent au fond de nous, pour la beauté qu'elles nous ont donnée, le feu qu'elles allumèrent et la joie qui dansait autour. Le reste, la peine comme le vide, si c'en est le prix, payons-le de bonne grâce, nos traces en valaient la peine.
Lamartine avait si joliment écrit ça que je ne résiste pas au plaisir de le citer :
"Le livre de la vie est le livre suprême
Qu'on ne peut ni fermer ni rouvrir à son choix ;
Le passage attachant ne s'y lit pas deux fois,
Mais le feuillet fatal se tourne de lui-même ;
On voudrait revenir à la page où l'on aime
Et la page où l'on meurt est déjà sous vos doigts."
C'est un thème des plus inépuisables...
Je ne sais pas... Les empreintes qu'on laisse ne suivent pas toujours le cours que nous aurions voulu, moins souvent encore celui que nous aurions dû, et quelquefois, l'un et l'autre se refusent et s'opposent, qui obligent à des choix qu'on ne peut faire sans regret. Je songe à des départs incontournables, des fins inéluctables, des adieux obligés, avec pour chacun un autre choix possible, un autre sacrifice, et finalement, une blessure inévitable.
L'empreinte en témoigne, raconte l'histoire, en reprend et en déroule le fil. Ces jours à revoir, ces souvenirs qu'on emporte et qui nous accompagnent, qui nous racontent nous-mêmes. Et toutes les raisons que nous avions. Comme disait Goldman dans une de ses plus belles chansons : "Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines, ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard...".
entre autre
"lanciner les saison du souvenir"
mais est ce nous qui faisons souffrir
ou les saisons du souvenir qui nous font souffrir
sans doute les deux!
Faire souffrir le souvenir, voilà une drôle d'idée ! Mais peut-être qu'en effet, d'une certaine manière... Comme de mettre sur hier nos souffrances d'aujourd'hui, dont nous n'avions pas idée à l'époque...
Des traces pour lier passé, présent, avenir ? A moins qu'il ne faille parfois savoir s'éloigner des traces pour s'inventer un autre chemin...
J'aime beaucoup ton poème, Bifane, sa douce mélancolie, les questions qu'il (me) pose.
Des traces pour lier les êtres et les temps, oui, c'est une belle image, Cagire, et très juste à mon sens. Je n'ai pu lire l'idée de s'en éloigner pour s'inventer un autre chemin sans un serrement au coeur, tant cette étape de vie résonne en moi et m'évoque de souvenirs. Il y a toujours d'autres chemins à prendre, où l'on nous attend parfois, où d'autres fois nous sentons qu'il est temps d'aller, et jamais je n'ai pu quitter d'un coeur léger ce que je devais laisser en arrière...
Merci de cette belle lecture, Cagire. A bientôt !
J'aime bien ... encore
Oui, ce crissement des pas dans le silence, sur lequel semble se refermer le monde, comme il se referme toujours derrière nous. Dans les espaces enneigés, où le bruits se perdent sitôt qu'on les a perçus, c'est vrai qu'il y a ce sentiment puissant de s'enfoncer dans l'inconnu, en ne laissant derrière soi que nos traces dans la neige, et le silence...
Merci Isabelle !
Ça neige beaucoup, dans tes Pyrénées, Bifane ? Ici, les pommiers sont blancs.
Bises de vendredi, mon ami.
Il est tombé un peu de neige cette nuit, mais surtout, ce matin, il tombait d'énormes flocons, ce qui nous a donné un joli spectacle sur la route de l'école, avec Aurélia, et je n'étais pas moins ravi qu'elle de voir une si belle chute. Nous avons mis près d'une heure à faire quinze bornes, mais c'était très chouette ! Malheureusement, la température remonte, et la neige ne tiendra pas jusqu'à ce soir, sauf nouveau refroidissement et autres chutes dans la journée. Le ciel semble vouloir s'y prêter. On verra... J'adore la neige : grâce à elle, on se laisse prendre par l'illusion d'un monde propre et paisible. Et si ce n'est qu'une illusion, elle n'en est pas moins agréable à goûter.
Mes bises à toi aussi, Sophie !
L'absence, universelle, que nous avons tous en partage... Et les Pyrénées, pour nous ressourcer et nous baigner les yeux de la beauté du monde, loin des hommes...
Les traces aimantent (aimantes aussi et qui collent au sujet) qui orientent sauf quand des spécialistes ont manipulé leur sens, nous faisant tomber d ebien haut dans un panneau masain.
De l'errance à l'espérance la trace fugace et éphémère n'est pas mére de toutes les contradictions mais elle peut être celle qu'on a laissé de soi malgré soi ou affirmer notre passage récent ou pas de manière volontaire et indubitable.
Merci Bifane de te signaler ainsi, de nous forcer à distinguer tous ces signes anodins qui renvoient ensemble à une réalité plus complexe, permettent de reconstituer des conditions et leur expression physique.
Cette difficulté particulière... qui peut nous faire appréhender parfois que l'existence n'a peut-être aucun sens, aucune raison, autre que celles, modestes, que nous parvenons à lui donner, dans notre quotidien, auprès des nôtres, et que ces nôtres puissent s'étendre au plus large reste, à mon avis, ce que nous pouvons réussir de mieux. Comme une consolation, qui ne guérit pas de l'absence, ni des traces dans lesquelles notre mémoire s'est lovée pour y demeurer jusqu'au bout, mais qui nous explique, pour le moins, comment nous avons su arriver jusque là, par le truchement de quels autres coeurs, de quelles autres vies que la nôtre. Ce partage, fait de rupture lui aussi, où ceux qui nous apprirent à regarder la vie, à la comprendre à notre hauteur, à l'aborder du regard qu'il fallait, ne sont plus là, un jour ou l'autre, pour acquiescer à nos tentatives, à nos courages, à nos volontés de faire, et ne posent plus leurs yeux dans les nôtres, quand le découragement nous prend, dont il semble parfois que nous ne reviendrons pas, tant il nous enfonce et nous épuise. Et cela aussi, étrangement, nous enseigne, nous change, d'une évolution que nous choisissons, qui nous rend pires ou meilleurs, qui nous assagit ou nous dessèche, avec le rechange, quelquefois, de pouvoir guider d'autres voyageurs vers de meilleurs chemins, comme nous-mêmes on nous guida, nous rendant redevables envers d'autres, à mesure de la gratuité et de la magnanimité de l'aide qu'on nous apporta...
Mais le plus dur reste de cheminer sans ceux pour lesquels, au début, nous avons accepté les épreuves et relevé les défis. Le plus dur, plus plus douloureux est d'avoir réussi à passer ces obstacles devant lesquels nous tremblions d'impuissance, et de n'avoir plus, auprès de nous, ceux qui nous poussèrent en avant et qui versèrent en nous le courage d'oser. Quelquefois, nous aimerions leur dire merci, leur montrer comme nous avons su, comme nous les avons finalement écoutés. Mais au silence seul vont ces reconnaissances muettes, dans les heures solitaires du soir qui tombe, des mondes qui s'éteignent, des êtres qui s'éloignent, où, nous aussi, nous allons, nous éloignant, comme il faut aller.
Dans ces moments, plus que les reproches que nous avons à nous faire, plus que les regrets qui nous sont restés, plus que la peine à vivre qui nous poursuit, il y a ce chemin sur lequel nous nous sommes avancés, jusque là. Et quelle richesse que ce chemin, quelle longue histoire, que de choses apprises et de souvenirs gravés. Jusque là. Ces mots seuls pourraient se suffire. Avec leur pendant en point d'interrogation : jusqu'où encore ? Et tout l'espoir qui s'y attache...
Merci de ton autre passage, Thierry. L'occasion de fouler ce chemin de quelques mots encore, de ces mots qui, parfois, nous regardent plus que nous les regardons...
On ne part jamais tout à fait quand on a vraiment aimé et les traces disparues soudain de réapparaître … L’hiver, le ciel bas est un livre où resurgissent les souvenirs
L'hiver, les soirs... les choses qui se finissent, d'une humeur communicative... Ces espaces propices aux murmures d'antan.
Il fait quelquefois ce temps en nous, de froid, de vide, malgré tout ce qui continue de tourner autour, à nous caresser au passage, baisant nos yeux de sourires, et sans doute nous rattrapant le coeur qui, sans ça, finirait peut-être de suivre le vol défait des feuilles mortes. Tout ça n'empêche ni le printemps, ni la foi en son renouveau, mais nous rappelle qu'il se fait, même malgré nous, un temps pour tout, et un temps aussi pour le sentir qui s'enfuit et qui nous laisse en chemin.
Vraiment un immense plaisir que de te lire encore et encore.
merci
amitiés
Merci à toi, Philippe.
Passe un bon dimanche !
Que d'émotions à te lire, Bifane, au rythme lancinant de l'absence qui pèse le poids d'une présence, empreinte d'éternité.
Et plus belles sont les traces, plus profondes leurs cicatrices...
Kiril Kadiiski a écrit « qu’est-ce que la vie humaine: des efforts parfois vains mais toujours avec le dessein secret de laisser une trace dans le monde »
Cette puissante mise en perspective de ces parcours individuels qui s’inscrivent dans des trajectoires incertaines, des arabesques folles, des lignes brisées et parfois en pointillé n'est pas que le reflet de l'inanité individuelle à marquer au meilleur sens du terme les esprits et les lieux.
C'est vrai que la logique des pictogrammes dans laquelle la civilisation nous a inscrit contribue à faire du témoignage aussi simple que l'apposition d'un contour de main la révélation pour demain aussi d'un existence certes précaire mais signifiante et qui se veut signifier pour les temps futurs que des êtres pensants ont posé un regard et plus que cela sur ces signes et symboles qui soulignent d'un trait la brièveté de l'existence mais rythment en longues stances picturales la réalité d'une vie de labeur.
Cela coûte assurément parfois d’exister en tant que tel ou du moins de parvenir à se faire reconnaître pour ce que l’on est. Mais de ces tentatives souvent maladroites il reste au moins cet essai pour construire non une fiction mais un début de réalité autour de soi.
Certes à quoi cela sert il de tracer et de graver sans relâche des inscriptions dont on ne sait exactement pourquoi ni qui pourra trouver un quelconque intérêt à les décrypter.
Pourtant il y a dans cet entêtement, cet acharnement une logique de la volonté et une projection de l'être qui se veut dire et espérer que peut être
son identité cartographiée sera reçue et comprise comme un message d'espoir venu du fond des âges à défaut de représenter le summum des sages.
Je ne voudrais pas t'être désagréable, Thierry, mais après l'avoir lu et relu, j'en reste à la première impression d'une réflexion assez bavarde, dont le contenu ne me transporte pas tant que toi... De légèreté, justement, j'aurais aimé que ce texte en eut un peu plus, ce qui l'aurait peut-être mené vers autre chose que la définition d'une trace et de son rapport à l'orgueil humain, laquelle me semble plutôt limitée. Mais enfin, ne voulant pas gâcher ton plaisir, non plus que répondre hypocritement que je le partage à plein, j'en resterai là de mon avis, et ne te remercie pas moins de ton attention.
Et j'en profite pour te souhaiter de bonnes fêtes de fin d'année !