Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 16:04

          Cet Appel est une initiative citoyenne née d'échanges entre lectrices et lecteurs de Mediapart. Il est proposé à la signature des citoyennes et citoyens européens. Il peut être imprimé, mis en ligne et diffusé sur tout support à la condition expresse que son intégrité soit respectée. Une charte lui est annexée afin que chaque signataire puisse prendre connaissance des conditions de signature, de publication, de diffusion et de suivi de la pétition.

 

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Publié dans : Ceux qui viennent d'ailleurs
En dire quelque chose - Ce qu'en disent les autres
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Commentaires

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Ce ne sera peut-être qu'un coup d'épée dans l'eau mais il faut un début à tout, et comme on dit les petits ruisseaux...
Commentaire n°1 posté par Désirée le 23/08/2011 à 16h18

La vie entière n'est peut-être elle-même qu'un grand coup d'épée dans l'eau...

Merci de faire suivre !

Réponse de Bifane le 24/08/2011 à 12h26
Bien évidement, je signe et je fais circuler.... Il devient évident que si l'on ne veut pas couler pendant que quelques uns font bombance, il va falloir se bouger.
pensées amicales :)
Commentaire n°2 posté par erell le 23/08/2011 à 22h43

Se bouger, s'indigner, et continuer d'espérer un monde meilleur...

Réponse de Bifane le 24/08/2011 à 12h27
le lien ne fonctionne pas pour le moment je vais le trouver ailleurs, merci ;)
Commentaire n°3 posté par vdi le 24/08/2011 à 07h04

Essaye en cliquant sur l'image.

Sinon, clique ici

Réponse de Bifane le 24/08/2011 à 12h26
Salut Bifane,
Tout à fait d'accord avec toi, j'ai d'ailleurs mis le lien sur mon blog il y a deux jours.
Bonne journée

ps ; ton lien ne fonctionne pas
Commentaire n°4 posté par balladine le 25/08/2011 à 11h03

Si si, il fonctionne, mais j'ai voulu en mettre deux : sur la ligne et sur l'image, et seule celui de l'image fonctionne...

Sinon, pour l'idée, je l'ai prise chez toi, sans même prendre la peine de te laisser un mot, sale bête que je suis...

Bonne journée à toi aussi, Balladine !

Réponse de Bifane le 25/08/2011 à 11h23
Meuh non ! je ne t'en veux pas, le plus important c'est que ça circule sur la toile.
Commentaire n°5 posté par balladine le 25/08/2011 à 11h43

Ah tiens ! Je le savais bien, que t'étais pas vache !

Et pour circuler, ça circule bien, oui... Y'a des minimums vitaux, comme ça, je dirais...

Réponse de Bifane le 25/08/2011 à 12h49
a voté :)
Parfois je soupçonne ces listes d'être des instituts de sondage, pour savoir jusqu'où on peut continuer à nous tondre, pour nous prendre la température.
J'espère qu'on fait chauffer le mercure même si c'est sûrement moins efficace que de mettre le feu rue Place des Vosges :)
Commentaire n°6 posté par Pépéhème le 29/08/2011 à 09h05

Je partage tes doutes, sans réserve... Mais il en est tant pour se laisser tondre, et fournir la mousse et le rasoir en prime !

Parfois, je me demande comment aller trop loin quand on s'est avancé si peu ? Comment créer l'impulsion propre à bouleverser les choses ? C'est d'abord au niveau individuel que ça se passe, il me semble, dans la démission des uns et des autres, et je veux bien m'y compter, qui laisse aller le monde comme il va, en rentrant parfois la tête dans les épaules, conscients que nous sommes d'avoir un mur quelque part qui nous attend, où nous écraser comme les idiots que nous sommes... Et si même la lâcheté devait se payer ?

Un de ces jours, peut-être, nous allumerons les feux, ceux qui disent à la fois la révolte et l'espoir, et nous danserons autour comme des dératés, des rescapés... Il y aurait tant de choses à revoir, à refaire, à changer... Je prêche un converti, j'en ai bien conscience...

Merci de ta visite, Pépéhème, bien amicalement à toi !

Réponse de Bifane le 31/08/2011 à 07h29
Un jour peut-être ils nous mettrons dans des trains en nous racontant que la destination est La Liberté. On se doutera que c'est l'abattoir mais on ne voudra pas le croire. On se persuadera que tout va bien, et qu'il faut continuer à ne rien dire.

J'ai envie de renouveler le Pari de Pascal : si mes doutes sont fondés, alors je fais bien de sortir du bois et de contester car je ne veux pas de ce monde pour mes enfants.
Et si ce n'est pas le cas, je suis juste un gentil paranoïaque qui se fait des films.

Nous avons quand même de nombreux exemples de situations ayant entraîné la mort de citoyens alors que les businessmen et les politiques savaient. L'intentionnalité de nous tuer ne peut donc pas être contestée : Chernobyl, sang contaminé, Fukushima, Morange, Seveso, Monsanto, etc.

Ils ont tué en conscience, qui pour obéir, qui par intérêt, qui par peur, qui par inadvertance ...
Commentaire n°7 posté par ppm00 le 31/08/2011 à 21h45

Eh bien ! Mais ne serais-tu pas de cette espèce nuisible à la marche titubante de notre pauvre monde, de ces êtres non conformes qui s'ingénient à trouver à redire à une peinture dont il parait pourtant que, plus généralement (à moins que ce ne soit vu de plus haut ?), elle peut être sinon belle, du moins acceptable ? Faut-il te compter parmi ces éternels insatisfaits qui n'entendent rien à la logique sacrificielle d'une époque où le progrès (entendre par là le seul qui compte) ne se mesure plus en cliquailles sonnantes et trébuchantes, mais en graphiques aux reliefs montagnards sur les places boursières ? Es-tu à cataloguer aux pages ombrageuses où d'aucuns prétendent qu'on couperait les cheveux en quatre, et dans un sens qui défie la logique, et où d'autres, certes moins nombreux, prétendent qu'on pourrait mieux faire (tiens ?), qu'il s'en trouverait le potentiel quelque part au fond de nos âmes (jusqu'où ira le dérapage ?), qu'il suffirait juste d'un peu plus... d'humanité ? Enfin... Les grands mots ne sont peut-être que de grands chiens aboyeurs, qui ne mordront jamais ?

En tout cas, ce portrait digne d'un Alceste me plaît bien, pour ce qu'il me laisse encore d'espoir en l'humain...

Et puis, pour finir, j'irai aussi relire les moutons d'Alain, qui nous ressemblent tant...

Bien amicalement à toi, Pp' !

Réponse de Bifane le 02/09/2011 à 11h58

Présentation

L'écriture

Ce presque rien de l'écriture, ce souffle d'air dans les méandres brumeux de nos âmes. 

 

Rares sont les paroles qui ne puissent être infiniment mieux exprimées par la plume. Et il n'est pas une attention à l'autre plus entière que dans le moment de lui écrire, si ce n'est en celui de lui faire l'amour.

Nous avons encore perdu...

                    de Pablo Neruda

 

 

Nous avons encore perdu le crépuscule

Et nul ne nous a vus ce soir les mains unies

pendant que la nuit bleue descendait sur le monde.

 

J'ai vu de ma fenêtre

la fête du couchant sur les côteaux lointains

 

Parfois, ainsi qu'une médaille

s'allumait un morceau de soleil dans mes mains.

 

Et je me souvenais de toi le coeur serré

triste de la tristesse à moi que tu connais.

 

Où étais-tu alors ?

Et parmi quelles gens ?

Quels mots prononçais-tu ?

Pourquoi peut me venir tout l'amour d'un seul coup,

lorsque je me sens triste et te connais lointaine ?

 

Le livre a chu qu'on prend toujours au crépuscule,

ma cape, chien blessé, à mes pieds a roulé.

 

Tu t'éloignes toujours et toujours dans le soir

vers où la nuit se hâte effaçant les statues.

 

Sagesse amérindienne

                    d' Oriah Mountain Dreamer (un vieil indien

 

 

Je ne m'intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,

Je veux savoir à quoi tu aspires,

Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton coeur.

 

Je ne m'intéresse pas à ton âge.

Je veux savoir si, pour la quête de l'amour et de tes rêves,

Pour l'aventure de te sentir vivre,

Tu prendras le risque d'être considéré comme fou.

 

Je ne m'intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.

Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance,

Si les trahisons vécues t'ont ouvert,

Ou si tu t'es fané et renfermé par crainte de blessures ultérieures.

 

Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne,

Sans t'agiter pour la cacher, l'amoindrir ou la fixer.

 

Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne,

Si tu oses danser, envahi par l'extase jusqu'au bout des doigts et des orteils,

Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.

 

Je ne m'intéresse pas à la véracité de l'histoire que tu racontes.

Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu'un pour rester fidèle à toi-même,

Si tu supportes l'accusation d'une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.

 

Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres,

Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté.

 

Je veux savoir si tu peux vivre avec l'échec, le tien ou le mien,

Et malgré cela rester debout au bord du lac

Et crier : "Oui !" au disque argenté de la lune.

 

Je ne m'intéresse pas à l'endroit où tu vis, ni à la quantité d'argent que tu as.

Je veux savoir si, après une nuit de chagrin et de désespoir,

Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.

 

Je ne m'intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.

Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.

 

Je ne m'intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.

Je veux savoir ce qui te soutient à l'intérieur, lorsque tout le reste s'écroule.

 

Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,

Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides.

 

Le poète...

                    de Tadeusz Rozewicz (Poète polonais)

 

 

Le poète est à la fois celui qui écrit des poèmes

et celui qui n'en écrit pas

 

Le poète est celui qui secoue les chaînes

et celui qui s'en charge

 

Le poète est celui qui croit

et celui qui ne peut croire

 

Le poète est celui qui a menti

et celui à qui on a menti

 

Le poète est celui qui mangeait dans la main

et celui qui a coupé les mains

 

Le poète est celui qui s'en va

et celui qui ne peut s'en aller

   

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