Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 10:38

C'est à toi que je pense,

          au chemin sous nos pas,

          puisqu'il en est tant que j'oublie

          et pas le tien.

Mais le coeur est immense

          au secret de nos bras,

          où tout le souvenir nous lie

          et nous retient...

 

C'est cela, ma rivière

          sous le ciel indolent,

          l'eau lumineuse où je m'abreuve :

          c'est cet amour,

          son désir, sa prière,

          l'animal battement

          et de l'âme même la preuve

          mise au grand jour.

 

C'est là aussi qu'on brave

          les humeurs d'abandon,

          où revoir comme un jour se lève

          après la nuit ;

          cette chair où je grave

          ton visage et ton nom,

          où rien ne meurt ni ne s'achève,

          où rien ne fuit.

 

Et je ressens l'ivresse

          de me savoir vivant,

          et d'avoir encore une chance,

          ici, plus loin,

          n'importe à quelle adresse,

          quelle saison devant...

Un jour où la vie recommence

          dessous ton sein.

 

On peut vivre et revivre :

          il reste du chemin

          et des espoirs qui s'y promènent,

          d'autres regards...

L'horizon nous délivre

          qui sait le ciel sans fin,

          la beauté des vies incertaines

          comme un hasard.

 

 

Publié dans : Ceux qui espèrent des nuages
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Commentaires

C'est beauuuu! La seconde strophe est ciselée dans le vent tellement elle est aérienne. Tu sais quoi? j'adore quand tu parle d'amour avec ton coeur amoureux :)

Continue (ce n'est pas un ordre ^^) dans cette même veine à la fois profonde et légère.

Bises mon grand :)
Commentaire n°1 posté par le 08/07/2011 à 12h40

Ah tiens, on le classe pas dans la même rubrique ! D'abord, au fait, t'as vu ? Si, là, à droite, les toutes nouvelles rubriques de chez le Pisteur du sky ! Et donc alors, dans ton livre à toi, il est au chapitre de "ceux qui s'aiment...", et dans le mien, il s'est glissé dans "ceux qui regardent les nuages"... Mais ça se complète...

Pour la veine, elle fait ce qu'elle veut, tu sais. Des fois elle va pelleter les nuages, d'autres fois, elle pellete les cailloux dans la boue. Nous, on écrit derrière nos humeurs, on leur trace des sentiers dans la jungle, qu'elle puisse avancer et découvrir la vie plus loin. Des fois, t'as vu, on plante un sale moment dans les ornières. C'est que c'était pas du terrain balisé... En ce moment, le mien s'ensoleille : c'est bientôt le départ pour l'Andalousie, avec des gros morceaux de soleil dedans, que les pisteurs de nuages même y sont au chômage technique, ça les change bien de l'ordinaire !

Je t'envoie mes bises de même, ma chère topine, et profite bien des beaux jours, toi aussi, et tant et tant !

Réponse de Bifane le 08/07/2011 à 13h50
Et au fait tu pars longtemps? qu'elle demande.

Oui, oui, pour certains notre manière de fluctuer dans nos mots est rasoir -on nous voudrait plus lisses, moins éprouvants pour le moral - mais c'est pas dans notre nature la linéarité hein ^^

Mais te dire combien je suis heureuse de te voir frôlé par le soleil et le sourire, ça fait du bien au coeur de tous ceux qui t'aiment chuis sûre, et suis dans le lot!

Allez des bises plein panier, moi je décanille en aout seulement, la semaine prochaine on va se manger du kilomètre à la louche nous autres, avec des allers retours à Lyon et à Aurillac.
Commentaire n°2 posté par Dé le 08/07/2011 à 15h23

Je pars pour trois semaines, à peu près. On se fera le voyage par étapes, avec un arrêt à Tolède à l'aller, et un autre au retour, dans un petit village moins connu, Albarracin (sans certitude sur l'orthographe...), où ils font de jolis trucs en fer forgé. C'est au sud de Saragosse, par là... Et on reste deux semaines sur place, à côté d'Orgiva. De quoi se retaper le moral, je crois !

Mon projet professionnel à côté n'a pas l'air de vouloir se confirmer. Tant pis. Je m'y étais un peu attendu, et ça n'est pas grave : ça m'aura mis le pied à l'étrier, c'est déjà bien. L'impulsion qu'il fallait pour aller fureter ailleurs.

Apparemment, tu t'en vas quand je reviens. On va se retrouver vers le mois de septembre à ce train-là ! Enfin, je ne sais pas, mais il y a peut-être une connexion internet dans le gîte qu'on a loué. Faut dire qu'on a été plus attentif à la présence d'une piscine... Et tu vas où, en vacances ? qu'il demande.

Je t'envoie mes bises, et te souhaite bonne route, donc, entre Lyon et Aurillac !

Réponse de Bifane le 09/07/2011 à 00h18
Encore un poème magnifique ! Et les 4 premiers vers particulièrement à mes yeux. On me dirait ça en face, rien que ces 4 premiers vers, je serais capable de tomber amoureuse direct ! Ils sont tellement chargés de vérité et de beauté que... ptiouuuu !
Bonne nouvelle en passant : je viens d'avoir mon concours de professeur des écoles. J'en pleure de joie.
Le bonjour chez toi, et passez de bonnes vacances !
Commentaire n°3 posté par Spyrall le 08/07/2011 à 18h22

Mes compliments pour ton coucours, Spyrall ! Surtout qu'il est coriace, celui de professeur des écoles. J'en connais deux qui s'y sont cassés les deux à trois reprises avant de renoncer. Et donc, maintenant ? Tu vas commencer à enseigner ?

Merci pour le compliment, très élogieux ! Passe de bonnes vacances toi aussi, ce qui ne devrait pas être difficile avec une si bonne nouvelle pour les commencer...

Réponse de Bifane le 09/07/2011 à 00h21
Elle va tout près de chez elle, au bord de la Grande Bleue. On fera mieux l'an prochain. Cette année avec tous les frais qui vont avec le départ du fils dans les contrées auvergnates, il fallait faire des choix. Pas sacrifier les vacances, la fille ne l'aurait pas entendu de cette oreille. Alors on a tranché la poire, on ne part qu'une semaine mais on part du côté de la Camargue, au plus proche donc. J'espère que la méditerranée sera moins froide cette année que je puisse avoir mon content de trempette!

Pense à prendre des photos pour nous montrer les beaux coins par où tu passes!

Dommage que ton petit projet pro ne se concrétise pas, mais ce n'est peut-être que partie remise?

Bises et bonnes vacances! :)
Commentaire n°4 posté par Dé le 09/07/2011 à 07h55

Aïe ! Une semaine... ça fait quand même court. Cette année, j'avais besoin de faire une coupure un peu plus longue. L'an dernier, je m'étais contenté de deux semaines, à la maison qui plus est : on s'y était pris trop tard pour partir. Quand je suis revenu au boulot, j'avais l'impression d'être parti la veille. Le soir même de la reprise, en rentrant, je me suis jeté sur l'ordinateur avec Valérie, pour réserver les prochaines vacances ! Les v'là qu'arrivent !

En attendant, bon week-end, Désirée ! Aujourd'hui, y'a les fêtes médiévales de Montaner. On risque aussi d'avoir de la pluie, ça sera moins drôle, mais bon, on z'y va quand même, on s'en fout, on n'est pas en sucre !

Bises !

Réponse de Bifane le 09/07/2011 à 11h00
le ciel, cet élément qui nous fait écrire, l'infini que l'on creuse sans limite, il en retombe toujours de la poésie. La poésie vient du ciel ou de la terre selon si on lève ou si on baisse les yeux.
Commentaire n°5 posté par lutin le 09/07/2011 à 13h17

C'est qu'elle doit venir aussi, sans doute, de quelque oiseau invisible qui s'élève du fond de l'âme, et redescend vers les eaux noires d'un océan tourmenté quelquefois, ou monte d'autres fois vers des cieux clairs et tendres, où se sentir revivre... Et quelque part par là, entre ciel et mer, il trouve ce courant d'air qui lui soutient les ailes et vient jouer dans nos plumes, plus haut ou plus bas, selon les jours...

J'aime bien ton regard de lectrice, Lutin. Merci !

Réponse de Bifane le 11/07/2011 à 11h26
J'espère que l'Espagne t'inspirera et que tu ne vas pas lâcher trop les mots pendant ce temps là... On redevient vite accro chez toi ;)
Commentaire n°6 posté par vdi le 10/07/2011 à 09h35

Des fois, je serais tenté si on parle bien du même endroit... ;o)

Les vacances décrochent bien chez moi, en général. Je ne sais même pas si on aura une connexion là-bas... En tout cas, ce sera du bon temps, oui !

Merci pour le joli compliment, et en te souhaitant un bel été à toi aussi !

Réponse de Bifane le 11/07/2011 à 11h22
Bonjour Bifane.
Très beau poème d'Amour et de réflexion.
Merci pour ce cadeau à tes lecteurs avant ton départ en vacances que je te souhaite excellentes.
Amitié
Commentaire n°7 posté par renaud le 12/07/2011 à 15h14

Merci Renaud, en te souhaitant de même de très bonnes vacances de ton côté !

A bientôt !

Réponse de Bifane le 13/07/2011 à 12h16
Plénitude... c'est le mot qui me vient à l'esprit à te lire dans ce dernier poème... Un visage, un nom, et ça suffit à vous faire la vie belle ! J'aime particulièrement la 2ème strophe...
Je te souhaite de bonnes vacances, chargées en belles découvertes en Espagne, avec les tiens !
Commentaire n°8 posté par Cagire le 13/07/2011 à 23h31

Les miens et moi sommes revenus depuis déjà une semaine, mais ce n'est qu'aujourd'hui, à la reprise du boulot, que je me décide à revenir par ici, répondre aux commentaires que j'ai pourtant découverts, pour certains, depuis les cyber-terrasses andalouses... Un séjour mémorable, un bol d'air géant, tout ce qu'il fallait pour se refaire... Des nuits un peu agitées peut-être, mais il n'y a pas de terres parfaites sous les cieux !

Je ne sais pas où tu en es, de ton côté, mais si elles sont à venir, je te souhaite de belles vacances à toi aussi, de celles qui laissent les meilleurs souvenirs !

Bises, et à plus, Cagire !

Réponse de Bifane le 08/08/2011 à 08h56
J'aime le mélange de désuétude et de surprise, comme si l'une voulait cacher l'autre. Le pédant du cercle ou le créateur frénétique trouveront cela déplacé en s'arrêtant à la forme, autant que l'éclectique forcené qui mélange car c'est son job. Un rien habille l'intime, mais pas n'importe quoi :)
Commentaire n°9 posté par ppm le 23/07/2011 à 00h30

C'est amusant cette idée de sentiments en nous qui se cacheraient les uns aux autres... Je crois bien que ça doit se faire assez souvent, à la réflexion... Ceux qui s'arrêtent à la forme y trouveront peut-être leur compte, s'ils cherchent quelle partie répond à telle autre, mais je leur en laisse le loisir comme la perte de temps... On lit et l'on découvre, et l'on entend, ou pas, et l'on ressent, ou rien... Il faut davantage se plaire à écrire qu'écrire pour plaire, je crois...

Merci pour ta visite, ppm, surprise très appréciée.

Réponse de Bifane le 08/08/2011 à 09h00
Encore un très beau poème, et j'aime particulièrement son titre "vent d'est", plein de promesses.
Bonnes vacances à toi
Commentaire n°10 posté par balladine le 23/07/2011 à 16h28

Il faut se méfier des promesses dans le vent, peut-être, qu'il soit d'est ou d'ailleurs, qui sait jamais où il va ?

Bonnes vacances à toi aussi, voyageuse Balladine !

Réponse de Bifane le 08/08/2011 à 09h01
Un petit coucou pour que quand tu reviendras, vu que moi je serai partie! ;)

J'espère que tes vacances sont belles et que tu t'en paies une bonne tranche.

En attendant je t'embrasse, à bientôt
Commentaire n°11 posté par Désirée le 28/07/2011 à 21h44

Bonnes vacances de ton côté aussi, alors, ma chère amie ! Pour moi, oui, je m'en suis payé une belle et bonne tranche. Un peu de temps volé aux lassitudes des vies, pour en composer des souvenirs, de temps à retenir, à reprendre de loin en loin, plus tard, quand le ciel redevient gris. J'ai pris du soleil pour des semaines, qui sait, des mois peut-être...

Réponse de Bifane le 08/08/2011 à 09h04
Ici c'est le sud est qui autant emporte le vent dans l'autan, pour l'Otan qui ôtant quelques prérogatives il y a lieu encore de regarder d'où souffle ce vent qui de liberté devient trop libéral.
Dans notre grand sud ouest on peut saluer aussi la grande figure de Bernard de Ventadour, poète et troubadour, compteur digne et passionné de l'amour, courtois en toute chose et baladeur enivré de belle langue.
Que tes vacances aragonaises ne riment pas qu'avec mayonnaise, et que tes projets se concrétisent pendant que ce vent de créativité qui attise te transporte du rêve à la réalité.
Commentaire n°12 posté par Thierry le 31/07/2011 à 09h13

Non pas aragonaises, les vacances, mais andalouses ! Et qui ne rimaient pas avec bouse !

Les projets... c'est drôle comme ils se multiplient... L'ensoleillade, sans doute... J'ai le nez au vent, justement, qui guette et renifle les nuages, comme se doit un pisteur. On verra bien ce qu'il en sortira.

Réponse de Bifane le 08/08/2011 à 09h07
Oui, il est beau. Tu suis ta veine. Désolé que ton projet de quitter le cg ne semble pas se confirmer. Parfois, changer de crémerie, ça donne un soupçon de renouveau.Mais bon y a les nuages qui resteront toujours au dessus de l'ordinateur... la négra en filigrane, Val et les filles dans ton coeur. L'âme a de quoi manger. Quant au boulot? Alimentaire, mon cher Watson.
Commentaire n°13 posté par Vieux marmot le 02/08/2011 à 23h14

Hélas non, le projet ne s'est pas confirmé. Pour être honnête, je ne me donnais que peu de chances, mais ça ne m'a pas empêché de le mener comme si je les avais toutes, et d'y mettre des aspects positifs qui ne me seront pas inutiles pour la suite.

Et puis d'autres projets ont pris forme pendant ces vacances, dont un qui va certainement me prendre pas mal de temps. Un truc inattendu, commencé au hasard, poursuivi au plaisir, et qui a déjà pris une assez belle envergure. Projet d'écriture, mais je n'en dis pas plus, n'ayant rien à en laisser voir pour l'heure...

Et le boulot, bin comme tu dis : alimentaire, et basta. On est si nombreux à s'emmerder au boulot qu'il faut relativiser, surtout si tu y ajoutes ceux qui n'en ont carrément pas. J'ai un pote dans la galère depuis des mois, et je n'aimerais pas être à sa place...

Merci de ton passage, Vieux Marmot, et si tes vacances arrivent, je te les souhaite aussi sympathiques que le furent les miennes !

Réponse de Bifane le 08/08/2011 à 09h34

Présentation

L'écriture

Ce presque rien de l'écriture, ce souffle d'air dans les méandres brumeux de nos âmes. 

 

Rares sont les paroles qui ne puissent être infiniment mieux exprimées par la plume. Et il n'est pas une attention à l'autre plus entière que dans le moment de lui écrire, si ce n'est en celui de lui faire l'amour.

Nous avons encore perdu...

                    de Pablo Neruda

 

 

Nous avons encore perdu le crépuscule

Et nul ne nous a vus ce soir les mains unies

pendant que la nuit bleue descendait sur le monde.

 

J'ai vu de ma fenêtre

la fête du couchant sur les côteaux lointains

 

Parfois, ainsi qu'une médaille

s'allumait un morceau de soleil dans mes mains.

 

Et je me souvenais de toi le coeur serré

triste de la tristesse à moi que tu connais.

 

Où étais-tu alors ?

Et parmi quelles gens ?

Quels mots prononçais-tu ?

Pourquoi peut me venir tout l'amour d'un seul coup,

lorsque je me sens triste et te connais lointaine ?

 

Le livre a chu qu'on prend toujours au crépuscule,

ma cape, chien blessé, à mes pieds a roulé.

 

Tu t'éloignes toujours et toujours dans le soir

vers où la nuit se hâte effaçant les statues.

 

Sagesse amérindienne

                    d' Oriah Mountain Dreamer (un vieil indien

 

 

Je ne m'intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,

Je veux savoir à quoi tu aspires,

Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton coeur.

 

Je ne m'intéresse pas à ton âge.

Je veux savoir si, pour la quête de l'amour et de tes rêves,

Pour l'aventure de te sentir vivre,

Tu prendras le risque d'être considéré comme fou.

 

Je ne m'intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.

Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance,

Si les trahisons vécues t'ont ouvert,

Ou si tu t'es fané et renfermé par crainte de blessures ultérieures.

 

Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne,

Sans t'agiter pour la cacher, l'amoindrir ou la fixer.

 

Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne,

Si tu oses danser, envahi par l'extase jusqu'au bout des doigts et des orteils,

Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.

 

Je ne m'intéresse pas à la véracité de l'histoire que tu racontes.

Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu'un pour rester fidèle à toi-même,

Si tu supportes l'accusation d'une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.

 

Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres,

Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté.

 

Je veux savoir si tu peux vivre avec l'échec, le tien ou le mien,

Et malgré cela rester debout au bord du lac

Et crier : "Oui !" au disque argenté de la lune.

 

Je ne m'intéresse pas à l'endroit où tu vis, ni à la quantité d'argent que tu as.

Je veux savoir si, après une nuit de chagrin et de désespoir,

Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.

 

Je ne m'intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.

Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.

 

Je ne m'intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.

Je veux savoir ce qui te soutient à l'intérieur, lorsque tout le reste s'écroule.

 

Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,

Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides.

 

Le poète...

                    de Tadeusz Rozewicz (Poète polonais)

 

 

Le poète est à la fois celui qui écrit des poèmes

et celui qui n'en écrit pas

 

Le poète est celui qui secoue les chaînes

et celui qui s'en charge

 

Le poète est celui qui croit

et celui qui ne peut croire

 

Le poète est celui qui a menti

et celui à qui on a menti

 

Le poète est celui qui mangeait dans la main

et celui qui a coupé les mains

 

Le poète est celui qui s'en va

et celui qui ne peut s'en aller

   

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