Que fait-on lorsqu'on s'aperçoit que des indélicats vous piquent vos textes et se les approprient ?
Une certaine silencedanielle publie sur son blog le poème "D'où l'on vient", écrit et publié ici même, signé d'un dénommé Rayjo dont je n'ai jamais entendu parler, qui réussit le tour de force de le dater d'avant sa publication.
Tout ça est réellement puant. Je me demande si je ne vais pas tout bonnement fermer ce blog ?
Ce presque rien de l'écriture, ce souffle d'air dans les méandres brumeux de nos âmes.
Rares sont les paroles qui ne puissent être infiniment mieux exprimées par la plume. Et il n'est pas une attention à l'autre plus entière que dans le moment de lui écrire, si ce n'est en celui de lui faire l'amour.
de Pablo Neruda
Nous avons encore perdu le crépuscule
Et nul ne nous a vus ce soir les mains unies
pendant que la nuit bleue descendait sur le monde.
J'ai vu de ma fenêtre
la fête du couchant sur les côteaux lointains
Parfois, ainsi qu'une médaille
s'allumait un morceau de soleil dans mes mains.
Et je me souvenais de toi le coeur serré
triste de la tristesse à moi que tu connais.
Où étais-tu alors ?
Et parmi quelles gens ?
Quels mots prononçais-tu ?
Pourquoi peut me venir tout l'amour d'un seul coup,
lorsque je me sens triste et te connais lointaine ?
Le livre a chu qu'on prend toujours au crépuscule,
ma cape, chien blessé, à mes pieds a roulé.
Tu t'éloignes toujours et toujours dans le soir
vers où la nuit se hâte effaçant les statues.
d' Oriah Mountain Dreamer (un vieil indien)
Je ne m'intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,
Je veux savoir à quoi tu aspires,
Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton coeur.
Je ne m'intéresse pas à ton âge.
Je veux savoir si, pour la quête de l'amour et de tes rêves,
Pour l'aventure de te sentir vivre,
Tu prendras le risque d'être considéré comme fou.
Je ne m'intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.
Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance,
Si les trahisons vécues t'ont ouvert,
Ou si tu t'es fané et renfermé par crainte de blessures ultérieures.
Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne,
Sans t'agiter pour la cacher, l'amoindrir ou la fixer.
Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne,
Si tu oses danser, envahi par l'extase jusqu'au bout des doigts et des orteils,
Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.
Je ne m'intéresse pas à la véracité de l'histoire que tu racontes.
Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu'un pour rester fidèle à toi-même,
Si tu supportes l'accusation d'une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.
Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres,
Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté.
Je veux savoir si tu peux vivre avec l'échec, le tien ou le mien,
Et malgré cela rester debout au bord du lac
Et crier : "Oui !" au disque argenté de la lune.
Je ne m'intéresse pas à l'endroit où tu vis, ni à la quantité d'argent que tu as.
Je veux savoir si, après une nuit de chagrin et de désespoir,
Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.
Je ne m'intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.
Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.
Je ne m'intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.
Je veux savoir ce qui te soutient à l'intérieur, lorsque tout le reste s'écroule.
Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,
Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides.
de Tadeusz Rozewicz (Poète polonais)
Le poète est à la fois celui qui écrit des poèmes
et celui qui n'en écrit pas
Le poète est celui qui secoue les chaînes
et celui qui s'en charge
Le poète est celui qui croit
et celui qui ne peut croire
Le poète est celui qui a menti
et celui à qui on a menti
Le poète est celui qui mangeait dans la main
et celui qui a coupé les mains
Le poète est celui qui s'en va
et celui qui ne peut s'en aller
Voilà... J'étais en train de me dire un truc comme ça...
C'est la saison creuse qui veut ça, ou alors la mode qui change, ou le cours de l'alexandrin qui remonte (ça ferait très mal...)... C'est pour ça qu't'es là quoi...
T'aurais dû convoquer Papillon, le mignon, t'sais, avec sa gentillesse baveuse, ou Corsaire, le pédant, mais il était jamais très bavard, lui...
C'est que vous ne pouviez pas l'être tous, on se serait douté de quelque chose... Mais tu te vantes : en vrai, t'étais pas si méchant que ça... Juste que tu mettais la merde avec la merde, à mon souvenir, et que c'était un peu vulgaire... Ton genre, quoi... A part ça, t'avais une certaine humanité, et ça plaisait plutôt, je me souviens...
Quelle mouche vous pique à me chercher chicane ?
Croyez-vous que je sois si étranger au mal
Que je ne puisse dire à un sot qu'il cancanne ?
T'as toujours ta manie de rimailleur à deux balles, Papi' ? Tu t'arranges pas avec l'âge...
Que n'y restez-vous donc, vous y êtes si bien...
Trottoirs crottés, pisseux, caniveaux et poubelles,
C'est le seul univers, je crois, qui vous convient.
Prenez garde qu'un dard n'y soit dissimulé,
Je pourrais vous couvrir de quelques ecchymoses
Que l'on s'aviserait de vous trouver moins laid.
Mais restons-en là, soit, j'aurais mauvaise grâce
A discourir plus haut quand le bavard s'est tu :
Je cesse la querelle et je quitte la place.
Il ne faut pas hésiter à revenir, tous les deux : ça met un peu d'ambiance, ça m'occupe bien l'esprit, et puis c'est devenu rare, l'alexandrin, par ici ! ;o)
Non. Ecrire, écrire.
Et lui dire ta façon de penser.
Oui, réaction disproportionnée, sans doute... Quant à lui écrire, encore faudrait-il pouvoir laisser un message quelque part chez elle. Je suppose qu'elle barricade d'autant mieux son site aux interventions extérieures qu'elle y puise peut-être tout ce qu'elle publie chez elle... J'ai trouvé un endroit où laisser un mot, ce que j'ai fait, mais je m'attends à ce qu'il soit ignoré, comme il doit être de règle chez des gens si malhonnêtes... Enfin, ça m'a mis de mauvaise humeur sur le coup, mais ça m'a passé... Tant pis...
Merci de l'être, Isabelle ! Sur le coup, ça m'a vraiment énervé, puis bon, on relativise... C'est tout à fait minable, il n'y a pas à sortir de là, mais c'est aussi vieux sans doute que le premier mot écrit et publié...
Quand bien même ce serait un coup d'épée dans l'eau, je pense qu'il est toujours utile, voire nécessaire de dire la vérité et dénoncer les mensonges et la fraude... ne serait-ce que pour rappeler aux flemmard et aux mous de l'étique qu'il y a des choses qui ne se font pas.
Diffuser le nom de la faussaire, ce serait déjà bien.... certains diront que ça lui fait de la pub... mais on ne peut empêcher personne de dire ce qu'il veut !
Et puis y'a des pubs qui desservent aussi !
Bref... ce serait lui faire beaucoup d'honneur que de fermer ton blog... c'est pas ce qui va l'empêcher de piocher ailleurs, et les vrais punis, ce seraient nous...
Ensuite, le pourquoi de ce genre de choses, là, je suis pantoise ! Qu'est-ce que ça rapporte à cette personne ! j'avoue que je n'arrive pas à comprendre... surtout si elle ferme les commentaires et n'a donc pas de retours flatteurs à s'approprier.
Quant aux deux autres qui viennent baver ici, avec style, il faut bien l'admettre... j'avoue que je n'ai lu qu'en diagonale et seulement le début... La bête méchanceté ne m'a jamais fait mouiller.
Bises à toi bifane...
J'ai fait à peu près tout ce que tu dis, sauf que le message envoyé n'a pas eu de retour, ni de confirmation qu'il avait bien été envoyé. Il faudrait que je m'inscrive pour avoir un contact plus sûr, mais là, j'avoue que j'y répugne un peu...
Fermer le blog, c'était comme qui dirait une réaction épidermique. Et disproportionnée, comme je le disais à Meriem. Je n'en ai pas l'intention, même si l'idée de me faire piquer le peu de choses que j'écris ne me fait pas particulièrement plaisir...
Et pour les deux autres, faut pas leur tenir rigueur de quoi que ce soit. Ils sont venus causer ici histoire de me tenir compagnie, comme je me sentais un peu seul, mais faudra que je t'explique un de ces jours, tu verras, c'est plutôt amusant qu'autre chose...
Grosses bises, Paki', et merci de ton message !
Bon alors il y a une chose à faire déjà c'est de se plaindre à son hébergeur si elle demeure sourde à tes mails. Fais-lui peur.
Me plaindre à son hébergeur, ça, en effet, je ne l'ai pas encore fait... Je vais le faire. Quant à m'inscrire chez elle pour lui écrire, j'avoue que l'idée me répugne. J'ai essayé de lui envoyer un message par un formulaire de contact que j'ai fini par dénicher sur son site, mais je n'ai pas eu confirmation de l'envoi, et je ne sais donc pas s'il lui est parvenu ou lui parviendra jamais...
Merci de ton soutien, Renée. Je ne vais pas fermer, non. Comme je l'ai déjà dit, j'y ai pensé par réaction, à chaud, un peu énervé. Déjà que j'ai l'impression de ne jamais rien faire de valable, si le peu que j'arrive à faire, et qui me donne vaguement l'impression de n'être pas complètement nul m'est dérobé par d'autres, le dégoût que ça m'inspire n'est pas une figure de style. Mais bon, en même temps, je commence à m'habituer à tourner tout ça en dérision, vu ce que ça devient, vu le retour que j'en ai, vu tout ce que j'ai pu projeter dans ce domaine sans jamais en faire le dixième... Bref, il y a un moment où il faut peut-être arrêter de se prendre au sérieux... Peut-être que ce genre de déconvenues y aide ?
Ne ferme pas ton blog sinon je ferme le mien. J'ai plus goût à bloguer vu que tout le monde s'en va alors si tu pars, je m'en vais aussi.
Dé moralisée
Ah... bin s'il n'y a pas intention de nuire, alors....
Enfin, moi, si je me permettais d'emprunter un texte, je me plierais en quatre à toutes les précautions pour qu'on ne puisse pas un seul instant douter de qui en est l'auteur. Sorti de là, l'intention ou pas de nuire, ça ne signifie plus grand chose. C'est comme l'idiot qui s'amuse à tirer avec un flingue, sans viser personne, sans intention de nuire donc, le jour où un balle perdue éclate la tête d'un passant, l'intention, on s'en fout un peu...
Bon à part ça, comme j'ai dit aux autres, non, je ne ferme pas. J'ai écrit ça sur les nerfs, comme on dit une grosse connerie quand on est impuissant à réagir. J'aime bien écrire, même si c'est finalement plus pour me faire plaisir que pour autre chose, et même si ça ne donnera jamais rien, ça me détend, c'est mon yoga perso', voilà. Alors je vais continuer, et me réjouir des trois ou quatre commentaires que ça suscite de temps en temps, en prenant doucement conscience que si c'est un coup d'essai, ce que ça représente doit m'ouvrir les yeux sur ce que ça vaut.
Bref, le Pisteur garde les volets ouverts, ne boucle même pas la porte avec des mots de passe, laisse en l'état et va continuer de semer se p'tits mots au p'tit bonheur, tant qu'il en reste à écrire. Après, bin on verra bien.
Je t'envoie des bises, Désirée, tout plein !
Faut des glaçons et du citron ... j'amène les verres !
C'est du costaud, ça, comme alcool, non ? Je vais me contenter d'un truc léger, moi, une 'tite bière juste, avec une rondelle de citron aussi, pourquoi pas. Les alcools forts, ça me donne mal à la tête, et j'ai les migraines méchamment tenaces !
A la santé des écrivains amateurs... et honnêtes ! Tchin ! ;o)
A la santé des assoiffés qui donnent leur soif, et quelques fois leurs perles à des cochons !
T"chin
Ah oui, ça m'aurait bien plu aussi, tiens...
Bien contente d'entendre toujours ta voix. Le Pisteur de Nuages me manquerait terriblement s'il n'était plus là, à parler dans le ciel...
Amicalement
Merci Sophie. Je suis toujours là, et je vais y rester encore un peu. J'ai des trucs à écrire encore, et l'envie de le faire, ce serait bête de m'en priver...
C'est aller un peu loin dans la métaphore, Vieux Marmot...
Ah bon ? Faut que j'aille voir ça... Je n'y suis pas retourné depuis avant-hier... Merci pour l'info.
Je viens d'aller voir : plus trace de mon poème, en effet, mais je n'ai pas vu où elle plaidait l'erreur. Peut-être qu'elle t'a écrit ? Bon, en tout cas, l'incident semble clos... Je pense que je vais retirer cet article de mon blog...
Nous avons les mêmes, Vieux Marmot : on me reproche souvent d'aller trop loin, d'être trop violent dans mes prises de position, et je m'en aperçois moi-même. L'avantage de l'écriture est qu'elle nous donne une marge de réflexion, de recul, que n'ont pas nos actes et nos paroles...
Enfin, tout semble rentrer dans l'ordre, il n'y avait peut-être pas intention de nuire, finalement ? Je n'ai pas été voir.
Au passage, l'intervention de tes deux vieux copains là-haut, me laisse une impression étrange :) Vieux frères qui s'autorisent à lâcher leur/ton fiel, et le bien que ça fait !
Tout juste, Cagire : de la défoule par procuration, ça passe le temps et ça détend ! Quand j'étais gamin, j'en avais quelques uns comme ça, z'étaient jamais bien loin ! ;o)
Et pour le reste, oui, l'incident est clos. Je vais effacer cet article demain : il n'a plus de raison d'être...
Tu fais un bisou au(x) pote(s) papi Germinal le corsaire stepléééé ??? Pourquoi qu'le trio infernal y s'est pas encore lancé dans un blog hein ?
Je leur transmets, Kodama ! Le Corsaire était quelque part sur les sept mers, je suppose, ou bien ça l'inspirait pas. Déjà, à deux, ils mettent un peu l'ambiance hein ? Je vais leur souffler l'idée, tiens, d'un trio-blog, mais y'a des chances qu'ils aient du mal à s'entendre, je vois ça d'ici...
Quoi chuis méchante?? mé non!
Ce qui me fait sourire c'est que Kod et moi on a d'emblée enfilé notre armure pour défendre notre marquis de la Violette. Mais je te rassure j'ai été un modèle de courtoisie. Pour une fois.
Je me suis vite désinscrite quand les demandes "d'amis" ont commencé à tomber dans ma bouate. On sait jamais c'est pte contagieux les sapins de noël hystériques...
J'ai failli pas te reconnaître, toi... Le côté guimauve, j'ai vu ça, oui. C'est peut-être ce qui me retenait le plus de m'inscrire pour aller à la causette.
En tout cas, je vous remercie bien toutes les deux, vu qu'il semble que mon message n'est jamais arrivé à sa destinataire. Le formulaire avait réagi bizarrement, je me doutais un peu qu'il n'irait nulle part...
Purée ! Mais je vais jamais pouvoir effacer tout ça : je fais là mon plus gros score de commentaires, dis donc ! Cas de conscience, j'te raconte pas...
Normalement, ils sont trois : Germinal, c'est le premier, un mal dégrossi qui s'est piqué d'écrire. Comme il avait deux trois idées à balancer, il a fini par y prendre goût, mais il cause souvent plus vite qu'il pense, et il se fout souvent en pétard dans ses textes. Papillon, c'était le dernier des trois, mais comme il est arrivé le deuxième pour ce coup-ci, on continue par lui : c'est une fleur bleue, complètement obnubilé par la forme classique, et plus particulièrement l'alexandrin. Il est limite précieux, mais comme t'as vu, il peut se mettre en colère. Le troisième, absent pour cette fois, c'est Corsaire ; lui, c'est le pédant du trio, il cause que de mers et d'océans, à croire qu'il y vit en permanence. On comprend souvent que la moitié de ce qu'il raconte, parce qu'il y met des formes impossibles, du genre qui se triture le cerveau pour le moindre truc qu'il dit.
Tous les trois firent leur apparition dans le forum que je tenais (on dirait qu'on cause d'un bar, tiens...) fut un temps, histoire d'y mettre un peu de vie. Ils y venaient à tour de rôle, semant au choix le bordel, la guimauve ou le délire fumeux. Certains comprirent assez vite d'où ils venaient, Kodama en tête, qui n'a pas son pareil pour percer les mystères, d'autres s'y laissèrent prendre au point d'aller dire à Germinal, par messages privés, tout le mal qu'il pensait de cet abruti de Bifane. Germinal les y encourageait copieusement, tant c'était drôle. Papillon recevait aussi des p'tits mots pour lui, de temps en temps, mais beaucoup moins. Corsaire, trop incompréhensible, n'en reçut jamais aucun. Un quatrième personnage les rejoignit peu avant la fin de La Tanière, qui s'appelait Abraracourcix, qui devait être un bon vivant, joyeux luron, mais qui n'en eut pas le temps.
Germinal, Papillon et Corsaire restèrent donc les trois seuls personnages de ma création, qui intervenaient à ma place pour animer le forum, et qui réussisssaient le tour de couillon de n'être que très rarement d'accord dans leurs commentaires...
Voilà voilà, tu sais tout !
Buvons un mojito, tiens, Isabelle a raison, plus que ça à faire!!
Terrible, pas tant que ça au fond, mais très désagréable, oui. Et à moins d'être soupçonneux et prudent en diable, je ne vois effectivement aucun moyen de l'éviter...
N'en levons pas moins nos verres à ceux qui osent tenter la création, de leur propre inspiration, sans détrousser quiconque à la manière des vampires !
C'était leur première visite ici, pour mettre un peu de vie dans un endroit qui me semblait trop vide. J'ai trouvé amusant de les ressortir de l'oubli, et ça m'a permis de prendre un peu de distance avec ce vol, dont il paraît (mais les premières concernées ne m'en ont rien dit...) qu'il était tout innocent, comme le p'tit n'enfant qui vient de naître... Je suis donc bien injuste de leur en vouloir, n'est-ce pas ?
J'adooore ce genre d'attrape-couillons. Bin tiens puisqu'on en est aux confessions j'ai sévi moi-même sous pseudo sur un blog...de fesses. Ouais ouais. Je m'étais affublée d'un blaze incandescent et j'écrivais en compagnie d'un garçon qui se faisait passer pour une dame. Et une caliente encore. On a fait les zouaves six mois puis on a fermé le clandé: ça dev'nait chaud comme une patate, et on savait pu trop bien comment se la refiler! C'est que dis donc y en a des bonshommes avec la mèche en feu! Dans le genre connerie j'ai aussi joué les troisième couteau avec deux vilains très vilains qui faisaient rien que se moquer des coincés. C'était franchement gore mais voir les trolls se déchainer c'était pain béni ^^
M'enfin je t'aurai pas cru capable de ce genre de filouterie, la découverte est totalement réjouissante! ;)
"Les bonshommes avec la mèche en feu"... Waaarf ! Je m'en marre encore... L'image est parlante, on ne pourrait s'y tromper !
Bin oui, tu vois, y'avait des moments où c'était tellement plat et fade que j'ai fini par trouver ça pour relever le plat. Ce qui m'a scié, c'est la facilité avec laquelle Kodama m'a reconnu, alors que d'autres, des mois plus tard, n'y voyaient toujours que du feu. Mon préféré, c'était Germinal : j'avais réussi à lui donner une épaisseur, puis c'était un peu la mauvaise tête, la sale bête, pas méchant mais hargneux. Puis lui, quand il écrivait, personne songeait à lui faire des courbettes, c'était bien !
Sinon, poétiquement, je m'éclatais bien avec Corsaire, qui partait dans des délires marins bien graves, tout en grandiloquence et d'un hermétisme bien bouché. Des fois, à l'écrire, je me bidonnais des noeuds que j'arrivais à me faire entre les oreilles. Le plus chiant, c'était Papillon, surtout au début, puis après, j'ai trouvé sa fixette à l'alexandrin assez drôle, le mec qu'en peut plus de pisser du vers à la douzaine. Je lui avais collé Germinal sur le dos, qui pouvait pas le sentir, ça m'occupait bien d'opposer les deux, puis c'était drôle de voir les autres prendre la défense de Papillon ou se ranger du côté de Germinal. Y'a qu'avec Corsaire que j'ai jamais pu susciter trop de réactions : il était trop pédant, trop dans ses tournures alambiquées, p'têt' bien que les gens le prenaient pour un malade...
Du coup, tu penses si j'imagine bien comme tu as dû te marrer sur ton blog, surtout si vous vous y étiez mis à deux ! Moi, j'avais mis quelques personnes dans la confidence, et y'avait Kodama qui faisait des allusions finaudes, mais j'avais pas d'autre larron pour faire le coup avec moi, c'est dommage, ça aurait pu devenir encore plus drôle... Enfin, p'têt' aussi que je me prenais un tantinet au sérieux, aussi, si j'avais plus versé dans la blague, on se serait peut-être amusé plus longtemps ?
Mais là j'avoue tes trois personnages c'est du grand art: je me suis faite eu. Me demande pas pourquoi je t'imaginais pas aussi facétieux. J'vas me méfier mainant. Quand à Kod, ah Kod, elle a dû être chien truffier dans une aut'vie: quel flair! ^^
Et puis oui, oui, oui, la blague aurait dû durer plus longtemps pourquoi se priver?
Oui, bin y'a des gens tellement parfaits, aussi, que c'est même pas la peine d'essayer de leur arriver à la cheville, hein ? Puis faut de tout pour faire un monde : des sérieux bien raides, bien moraux, et des tordus à notre sauce...
Sinon, la blague s'est arrêtée quand j'ai laissé tomber le forum, qui ne ressemblait plus à rien. Un genre de foire d'empogne, où les hystériques réglaient leurs comptes avec dingos, les frustrés contre les désespérés, du grand n'importe quoi... Une connerie, ce forum, mais fallait essayer pour le savoir...
Non, c'est en allant jeter un oeil dans les statistiques du blog : fréquentation, provenance des visiteurs, etc... J'ai remonté une adresse qui ne me disait rien, pour voir. Et j'ai vu...
je t'embrasse.
Eh bien, si tes vacances ne sont pas finies (quelle chance !), je t'en souhaite une suite aussi agréable et régénérante que le début. Pour cette histoire, le poème ayant été retiré, on peut classer. Il faut remercier Kodama et Désirée qui sont montées au créneau : ma tentative de contact ayant échoué...
Ah ! et mes personnages... Je crois que là, ils étaient assez faciles à cerner... Cagire ne s'y est pas laissée prendre non plus ! ;o)
Pardon???
Quelquefois, on dit des énormités...
Oui, je me souviens que nous en avions parlé. J'en reste à la conclusion que je t'avais donnée : je n'y crois pas, même si je me réjouirais autant que toi de la savoir vivante... J'ai l'impression qu'il se trouve toujours quelqu'un pour imaginer ce genre d'histoire, puis il y a les autres, qui y croient ou non... Je ne sais pas plus que toi ce qu'en pense la Vieille Dame, mais elle peut nous le dire si elle le souhaite...
Ok. C'est fait ! ;o)
En attendant, il y a d'autres choses qu'elles savent reconnaître...
As-tu déposé tes textes, le copyright te protègera.
Elle l'a aimé, c'est bien
Elle l'a volé... HONTE à elle!
amitiés
L'idée m'a traversé l'esprit, mais j'en suis encore à regretter la première fois que je l'ai fait, pour tous les échanges que j'y ai perdu... En revanche, je me suis mis un peu au vert, pour quelques temps... que l'envie revienne...
Amicalement à toi, Philippe